I. A. l;i nageoire du dos. . . . 1 4 rayons
aux nageoires pectorales . . 22 "
à celle de l’anus ^2
à celle de la queue, qui est arrondie îo
LE DIODON ORBÊ.
neux des poissons pi oprement dits, et à les considérer comme appartenant à la classe que ce grand naturaliste a désignée par le nom d’amphibie L
LE DIODON MOLE.
Ce diodon, que le savant naturaliste Pallas a fait connoître, a beaucoup de ressemblance avec le tétrodon lune par le grand aplatissement de son corps, qui est trés-comprimé par les côtés, et par la forme demi-ovale qu’il présente, lorsqu’on regarde une de ses faces latérales. Mais ces deux poissons appartiennent à deux familles différentes ; il est donc trés-aisé de les distinguer l’un de l’autre : d’ailleurs le diodon mole , au lieu de parvenir aux dimensions trés-é tendues de la lunq,, n’a encore été vu que de la longueur de quelques
r Discours sur la nature des poissons.
pouces, et l’on n’a encore comparé la giandeur de l’espèce de disque qu’offre le corps de ce cartilagineux , qu’à celle de la paume de la main.
®e sommet de la tête du mole est creusé en petit canal dont les deux bouts sont garnis d’une petite pointe ; le museau est saillant ; la grande dent qui compose la partie antérieure de chaque mâchoire est plutôt cartilagineuse qu’osseuse. Le dos est armé de deux pi quans et de trois tubercules ; on voit aussi deux aiguillons auprès de la gorge, et d’autres piquans sur les côtés du corps ou sur la caréné formée par le dessous de l’animal. La partie postérieure du mole paroît comme tronquée. On compte quatorze rayons à chacune de ses nageoires pectorales. On le trouve dans les mers voisines des tropiques , ainsi que les autres espèces de diodons , qui habitent , au reste , non-seulement dans les eaux salées qui baignent l’ancien continent, mais dans celles qui avoisinent les rivages du nouveau.
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QUATORZIEME GENRE
LÈS sphéroïdes.
Point de nageoires du dos, de la queue, ni de l’anus ; quatre dents au inoins a la mâ->
cfioire supérieure.
tt sphéroïde tu-
BERCULÉ.
Un grand nombre de petits tubercules sur la plus grande partie du corps.
LE sphéroïde TÜBERGULÉ.
Le naturaliste Plumier a laissé parmi les dessins originaux que l’on doit à son zèle éclairé, et qui sont déposés dans le cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, la figure de ce cartilagineux, que je n’ai pu inscrire, d’après sa forme extérieure, dans aucun des genres de poissons déjà connus. 11 a beaucoup de rapports avec l’ovoide fascé ; mais il en diffère , ainsi qu’on va le voir, par plusieurs traits essentiels. Il est presque entièrement sphérique, et voilà
pourquoi le nom générique de sphéroïde m’a paru lui convenir. Sa forme globuleuse n’est altérée que par deux saillies trés-marquées, dans chacune desquelles un des deux yeux est placé. Les deux narines, trés-rapprochées, sont situées entre les yeux et l’ouverture de la bouche , dans l’intérieur de laquelle on voit au moins quatre dents attachées à la mâchoire supérieure , et deux à la mâchoire d’en bas. Une portion assez considérable des environs de la bouche n’est recouverte que d’une peau lisse ; mais tout le reste de la suiface du coips est parsemé d’un très-
POISSONS
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LE sphéroïde TURERGULÉ.
gTandnombre depetits tubercules qui m’ont suggéré le nom spécifique de ce cartilagineux. L’animal ne présente aucun aiguillon; il n’a que deux nageoires ; ce sont deux nageoires pectorales assez étendues , et dont chacune est soutenue par six ou sept
rayons. Il est a présumer que c’est dans la mer qui baigne les côtes orientales de la partie de l’Amérique comprise entre les tropiques, que l’on trouve ce tuberculé , dont les habitudes doivent ressembler beaucoup à celles de l’ovoïdc fascé.
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