LE CYCLOPTÈRE DENTÉ, ET LE CYCLOPTÈRE VENTRU
C’est au professeur Pallas que nous devons la première description de ces trois cycloptères. Le premier ne pouvoit pas être mieux désigné que par le nom de ffélatineux, que nous lui avons conservé. En effet, sa peau est molle, dénuée d’écailles facilement visibles, gluante, et abondamment enduite d’une humeur visqueuse, qui découle particulièrement par vingtquatre orifices, dont deux sont placés entre chaque narine et l’ouverture de la bouche^ et dont dix autres régnent depuis chaque commissure des lèvres jusque vers l’opercule branchial qui correspond à cette commissure ; les lèvres sont doubles , épaisses, charnues, et l’intérieure est aisément étendué en avant et retirée en arriére par l’animal ; les opercules des branchies sont mollasses ; les nageoires pectorales qui sont trés-larges, les inférieures qui sont trèspetites, la dorsale et celle de l’anus qui sont très-longues et vont jusqu’à celle de la queue , sont flasques et soutenues par des «rayons très-mous; l’ensemble du corps du «poisson est pénétré d’une si grande quantité de matière huileuse , qu’il présente une assez grande transparence ; et tous ses mus- •cl^ sont d’ailleurs si peu fermes, que, même dans l’état du plus grand repos du cycloptère, et quelque temps après sa mort , ils sont soumis à celle sorte de trem- * blement que tout le monde connoît. et qui appartient à la gelée animale récente. Aussi
I. A la membrane desbrauchies. i rayons, à la nageoire dorsale. ... 6
à chaque nageoire pectorale. , 21
à chaque nageoire inférieure. lOQ à celle de la queue 10