LE CYCLOPTÈRE GÉLATINEUX
là chair de ce cartilagineux est-elle trèsmauvaise à manger; et dans les pays voisins du Kamtschatka , auprès desquels on pêche ce cycloptére, et où on est accoutumé à ne nourrir les chiens que de restes de poissons, ces animaux même, quoique affamés, ont-ils le dégoût le plus insurmontable pour toutes les portions du gélatineux.
Ce cycloptére parvient ordinairement à la longueur d’un demi-mètre , ou d’environ un pied et demi ; son corps est un peu allongé, et va en diminuant de grosseur vers la queue; l’ouverture de sa bouche est tournée vers le haut ; sa langue est si petite, qu’on peut à peine la distinguer. Un blanc mêlé de rose compose sa couleur générale ; les opercules sont d’un pourpre foncé ; et les nageoires du dos et de l’anus, d’un violet presque noir
Le denté est ainsi nommé à cause de la force de ses dents, de leur forme, et dè leur distribution irrégulière et remarquable. Elles sont coniques et inégales : on en compte à la mâchoire supérieure quatre à droite , et trois à gauche ; et la mâchoire inférieure en présente sept à gauche, trois à droite, et dix dans le milieu. La peau qui le revêt est un peu dure , maigre , sans aiguillons , tubercules ni écailles aisément visibles, rougeâtre sur la partie Supérieure du corps, et blanchâtre sur l’inférieure. La tête est aplatie par dessus et par-dessous, très-grande , beaucoup plus large que le corps ; et cependant le diamètre transversal de l’ouverture de la bouche en égale la largeur. Les lèvres sont épaisses , doubles, et garnies , sur leur surface intérieure , de caroncules charnues et très-molles. Les opercules des branchies sont durs et étendus 2. On voit enfin auprès de l’anus du mâle une prolongation charnue , creuse , percée par le bout, que nous remarque-
A chaque membrane branchiale du cycloptére gélatineux
7 l’ayons.
à la nageoire dorsale. . . .
à chaque nageoire peclorale. .
à celle de l’anus. . . , .
à celle de la queue.
, A la membrane des branchies du denté
à la nageoire dorsale. .
à chaque nageoire peclorale. •.
à chaque nageoire inferieure.
à celle de l’anus
à celle de la queue, qui est arrondie
rons dans plusieurs autres espèces de poiasons , et qui sert à répandre sur les œufs là liqueur destinée à les féconder.
Le denté a le ventre assez gros; mais le cycloptére ventru a cette partie bien plus étendue encore. Elle est , dans ce dernier cartilagineux, trés-proéminènte , ainsi que son nom l’indique ; et elle est maintenue dans cet état de très-grand gonflement par une vessie urinaire double et très-volumineuse. L’ouverture de la bouche , qui est très-large et placée à la partie supérieure delà tête , laisse voir à chaque mâchoire un grand nombre de petites dents recourbées , inégales en longueur, et distribuées sans ordre. Les opercules des branchies sont atta.chés , dans presque tout leur contour, aux bords de l’ouverture qu’ils doivent fermer. La peau dont l’animal est revêtu est d’ailleurs enduite d’une mucosité épaisse; toutes les portions de ce cycloptére sont un peu flasques; et une couleur olivâtre régne sur presque tout le dessus de ce poisson.
Le ventru vit, ainsi que le gélatineux, dont il partage jusqu’à un certain point la mollesse, dans la mer qui sépare du Kamtschatka le nord de l’Amérique : on ri’y a pas encore observé le denté ; on n’a encore vu ce dernier animal que dans les eaùx salées qui baignent les rivages de l’Amérique méridionale. Au reste , le denté est quelquefois long de prés d’un mètre, tandis que le ventru ne parvient guère qu’à la longueur de trois décimètres , ou d’environ un pied.
LE
CYCLOPTÉRE BIMACULË.
On rencontre auprès des côtes d’Angleterre ce cartilagineux , sur lequel on n’aperçoit aucun tubercule ni aucune écaille , non plus que sur les trois cycloptères que nous venons de décrire dans l’article précédent. La tête de ce poison , qui n’a présenté jusqu’à présent que de petites dimen-
r, A la membrane des branchies
du ventre ij. rayons.
à la nageoire dorsale. . . .10
à chaque nageoire pectorale. . 20
à chaque nageoire iniérieurc. . 6
à celle de l’anus 9
à celle de la queue. . . . 10
Celle dernière est terminée par une Ugiifi presque droite.
LE CYCLOPTÈilE LIMACULÉ.
^sions, est aplatie pai -dessus et plus large que le corps. Les nageoires pectorales sont attachées presque sur la nuque ; et au-delà de chacune de ces nageoires on voit sur le côté une tache noire et arrondie. La tête et le dos sont d’ailleurs d’un rouge tendre, relevé par la couleur des nageoires , qui sont d’un très-beau blanc. Pennant a le premier fait connoître ce joli cycloptére , dont la nageoire caudale est leraiinée par une ligne droite.
LE CYCLOPTÉRE SPATULE.
Ce poisson est dénué d’écailles facilement visibles , ainsi que presque tous les cartilagineux de sa famille. Sa couleur est d’un rouge foncé ; et ce qui le distingue des autres cycloptéres , c’est que son museau aplati, très-long et élargi à son extrémité , a la forme d’une spatule.
LE CYCLOPTÉRE LIPARIS,