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sale du poisson ; et il nous paroîl utile de faire observer que cette disposition de vaisseaux sanguins favorise l’opinion du savant naturaliste Fischer, bibliothécaire de l’école centrale de Mayence , qui , dans un ouvrage trés-intéressant sur la respiration des poissons, a montré comment il seroit possible que la vessie aérienne de ces animaux servît non-seulement à faciliter leur natation, mais encore à suppléer à leur respiration et à maintenir leur sang dans l’état le plus propre à conserver leur vie.
Il ne manque donc rien au gymnote électrique de ce qui peut donner des mouvemens prompts et long-temps soutenus; et, comme parmi les causes de la rapidité avec laquelle il nage, nous avons compté la facilité avec laquelle il peut se lier en différens sens , et par conséquent appliquer des parties plus ou moins grandes de son corps aux divers objets qu’il rencontre, il doit jouir d’un toucher plus délicat et présenter un instinct plus relevé que ceux d’un trèsgrand nombre de poissons.
Cette intelligence particulière lui fait distinguer aisément les moyens d’atteindre les animaux marins dont il a fait sa nourriture , et ceux dont il doit éviter l’approche dangereuse. La vitesse de sa natation le transporte dans des temps très-courts aupré.s de sa proie , ou loin de ses ennemis ; et lorsqu’il n’a plus qu’à immoler des victimes dont il s’est assez approché, ou à repousser ceux des poissons supérieurs en force auxquels il n’a point échappé par la fuite , il déploie la puissance redoutable qui lui a été accordée , il met en jeu sa vertu engourdissante, il frappe à grand? coups , et répand autour de lui la mort ou la stupeur. Cette qualité torporifique du gymnote électrique découvert , dit - on , auprès de Cayenne, par Van-Berkel, a été observée dans le même pays par le naturaliste Ricber, dés 1671. Mais ce n’est que quatrevingts ans, ou environ, après cette époque, que ce même gymnote a été de nouveau examiné avec attention par la Condamine , Ingram, Gravesand, Allamand, Muschenbroeck, Gronou, Vander-Lolt, Fermin , Bankroft, et d’autres habiles physiciens qui l’ont vu dans l’Amérique méridionale , ou l’ont fait apporter avec soin en Europe. Ce n’est que vers 1773 que Williamson à Philadelphie, Garden dans la Caroline, Walsh , Pringle, Magellan, etc., à Londres, ont aperçu les phénomènes les plus propres à dévoiler le principe de la force torporifique de cepoissop. L’organepaitiçulierdaçts
LE GYMNOTE ÉLECTRIQÜÊ.
lequel réside cette vertu, et que Iluntcr a si bien décrit, n’a été connu qu’à peu prés dans lé même temps, pendant que l’organe électrique de la torpille a été vu par Stenon dès avant 1673 , et peut-être vers la même année par Lorenzini. Et l’on ne doit pas être étonné de cette difl’érence entre un gymnote que l'on n’a rencontré , en quelque sorte , que dans une partie de l’Amérique méridionale ou de l’Afrique , et une raie qui habite sur les côtes de la mer d’Europe. D’un autre côté, le gymnote torporifique n’ayant été fréquemment observé que depuis le commencement de l’époque brillante de la physique moderne , il n’a point été l’objet d’autant de théories plus ou moins ingénieuses, et cependant plus ou moins dénuées de preuves, que la torpille. On n’a eu, dans le fond, qu’une même manière de considérer la nature des divers phénomènes présentés par le gymnote : on les a rapportés ou a l’électricité proprement dite, ou à une force dirivée de cette puissance. Et comment des physiciens instruits des effets de l’électricité n’auroient-ils pas été entraînés à ne voir que des faits analogues dans les produits du pouvoir du gymnote engourdissant?
Lorsqu’on touche cet animal avec une seule main, on n’éprouve pas de commotion , ou on n’en ressent qu’une extrêmement foible : m.ais la secousse est très-forte lorsqu’on applique les deux mains sur le poisson , et qu’elles sont séparées l’une de l’autre par une distance assez grande.
N’a-t-on pas ici une image de ce qui se passe lorsqu’on cherclie à recevoir un coup électrique par le moyen d’un plateau de verre garni convenablement de plaques métalliques ‘ et connu sous le nom de carreau fulminant? Si l’on n’approche qu’une main et qu’on ne touche qu’une surface, à peine est-on frappé ; mais on reçoit une commotion violente si on emploie les deux Plains, et si en s’appliquant aux deux surfaces , elles les déchargent à la fois.
G omme dans les expériences électriques, le coup reçu par le moyen des deux mains a pu être assez fort pour donner aux deux bras une paralysie de plusieurs années.
Les -métaux, l’eau, les corps mouillés , et toutes les autres substances conductrices de l’électricité , transmettent la vertu engourdissante du gymnote ; et voilà pourcpioi on est frappé au milieu des fleuves , quoiqu’on soit encore à une assez grande distance de l’animal ; et voilà pourquoi enm'Q les petits poijssons? pgup lesquels celle
secousse est beaucoup plus dangereuse , éprouvent une commotion dont ils meurent à l’instant, quoiqu’ils soient éloignés de plus de cinq mètres de l’animal torporifique. ,
Ainsi qu’avec l’électricité , l’espèce d’arc de cercle que forment les deux mains et que parcourt la force engourdissante, peut être très-agrandi , sans que la commotion soit sensiblement diminuée ; et vingt-sept i personnes se tenant par la main et compo- j sant une chaîne dont les deux bouts aboutissoient à deux points de la surface du gymnote, séparés par un assez grand intervalle, ont ressenti , pour ainsi dire, à la fois , une secousse irés-vive. Les différens observateurs, ouïes diverses substances facilement perméables à l’électricité , qui sont comme les anneaux de cette chaîne, peuvent même être éloignés l’un de l’autre de prés d’un décimètre , sans que cette interruption apparente dans la route préparée arrête la vertu torporifique qui en parcourt également tous les points.
Mais pour que le gymnote jouisse de tout son pouvoir, il faut souvent qu’il se soit, pour ainsi dire, progressivement animé.
Ordinairement les premières commotions qu’il fait éprouver ne sont pas les plus fortes ; elles deviennent plus vives à mesure qu’il s’évertue* s’agite , s’irrite ; elles sont terribles , lorsque , si je puis employer les expressions de plusieurs observateurs, il est livré à une sorte de rage.
Quand il a ainsi frappé à coups redoublés autour de lui, il s’écoule fréquemment un intervalle assez marqué avant qu’il ne fasse ressentir de secousse , soit qu’il ait besoin de donner quelques momens de repos à des organes qui viennent d’être violemment exercés, ou soit qu’il emploie ce temps plus ou moins court à ramasser dans ces mêmes organes une nouvelle quantité d’un fluide foudroyant ou torporifique.
Cependant il paroît qu’il peut produire non-seulement une commotion, mais même plusieurs secousses successives, quoiqu’il soit plongé dans l’eau d’un vase isolé , c’est-à-dire d’un vase entouré de matières qui ne laissent passer dans l’intérieur de ce récipient aucune quantité de fluide propre à remplacer celle qu’on pOurroit supposer dissipée dans l’acte qui frappe et engourdit.
Quoi qu’il en soit, on a assuré qu’en serrant fortement le gymnote par le dos , on lui ôtoit le libre exercice de ses organes extérieurs, et on suspendoit les effets de la vertu dite électrique qu’il possède. Ce fait est fiien plus d’àcçoji^ ftveç les résultats du
LE GYMNOTE ELECTRIQUE
plus grand nombre d’expériences faites sur le gymnote , que l’opinion d’un savant physicien qui a écrit que l’aimant attiroit ce poisson, et que par son contact cette substance lui enlevoit sa propriété torporilique. Mais, s’il est vrai que des nègres sont parvenus à manier et à retenir impunément hors de l’eaii le gymnote électrique, on pourroit croire , avec plusieurs naturalistes, qu’ils emploient, pour se délivrer ainsi d’une commotion dangereuse , des morceaux de bois qui , par leur nature , ne peuvent pas transmettre la vertu électrique ou engourdissante , qu’ils évitent tout contact immédiat avec l’animal , et qu’ils ne le touchent que par l’intermédiaire de ces bois non conducteurs de l’électricité.
Au reste, le gymnote torporifîque présente un autre phénomène bien digne d’attention, que nous tâcherons d’expliquer avant la fin de cet article , et qui ne surprendra pas les physiciens instruits des belles expériences relatives aux divers mouvemens musculaires que l’on peut exciter dans les animaux pendant leur vie ou après leur hiort, et que l’on a nommées galvaniques , à caiise de leur premier auteur, M. Galvani. Il est arrivé plusieurs fois qu’après la mort du gymnote , il étoit encore, pendant quelque temps, impossible de le toucher sans éprouver de secousse. •
Mais nous avons à exposer encore de plus grands rapports entre les effets de l’électricité et ceux de la vertu du gymnote engourdissant. Le premier de ces rapports trés-remarquables est l’analogie des instrumens dont on se sert dans les laboratoires de physique pour obtenir de fortes commotions électriques, avec les organes particuliers que le gymnote emploie pour faire naître des ébranlemens plus ou moins vio- ' lens. Voici en quoi consistent ces organes , que Hunter a très-bien décrits.
L’animal renferme quatre organes torporifîques, deux grands et deux petits. L’ensemble de ces quatre organes est si étendu , qu’il compose environ la moitié des parties ! musculeuses et des autres parties molles du I gymnote , et peut-être le tiers de la totalité i du poisson.
Chacun des deux grands organes engour- I d:ssans occupe un des cotés du gymnote,
I depuis l’abdomen jusqu’à l’extrémité de la I queue ? et comme nous avons déjà vu que i cet abdomen étoit très-court, et qu’on pourroit croire, au premier coup d’œil, que l’animal n’a qu’une; tête et une queue trèsprolongées^ on peut juger aisément de la
longueur très - considérable de ces deux grands organes. Ils se terminent vers le bout de la queue comme par un point ; et ils sont assez larges pour n’être séparés Pun de l’autre que vers le haut par les muscles dorsaux, vers le milieu du corps par la vessie natatoire , et vers le bas par une cloison particulière avec laquelle ils s’unissent intimement, pendant qu’ils sont attachés par une membrane cellulaire , lâche , mais très-forte, aux autres parties qu’ils touchent.
De chaque coté du gymnote, un petit organe torporifîque , situé au-dessous du grand, commence et finit à peu prés aux mêmes points que ce dernier, se termine de même par une sorte de pointe , présente par conséquent la figure d’un long triangle ou, pour mieux dire, d’une longue pyramide triangulaire , et s’élargit néanmoins un peu vers le milieu de la queue.
Entre le petit organe de droite et le petit organe de gauche , s’étendent longitudinalement les muscles sous-caudaux, et la longue série à' ailerons ou soutiens osseux des rayons très-nombreux de la nageoire de l’anus.
Ces deux petits organes sont d’ailleurs séparés des deux grands organes supérieurs par une membrane longitudinale et presque horizontale , qui. s’attache d’un côté à la cloison verticale par laquelle les deux grands organes sont écartés l’un de l’autre dans leur partie inférieure, et qui tient, par le coté opposé, à la peau de l’animal.
De plus, cette disposition générale est telle , que lorsqu’on enlève la peau de l’une des faces latérales de la queue du gymnote, on voit facilement le grand organe , tandis que , pour apercevoir le petit qui ést audessous , il faut ôter les muscles latéraux qui accompagnent la longue nageoire de l’anus.
Mais quelle est la composition intérieure de chacun de ces quatre organes grands ou petits ?
L’intérieur de chacun de ces instrumens, en quelque sorte électriques, présente un grand nombre de séparations horizontales, coupées presque à angles droits par d’autres' séparations à peu prés verticales.
Les premières séparations sont non-seulement horizontales, mais situées dans le sens de la longueur du poisson, et parallèles les unes aux autres. Leur largeur est égale à celle de l’organe, et par conséquent, dans beaucoup d’endroits, à la moitié de la laigeur de l’animaï^ qja mmvnf Me|
LÈ GYMNOTE ÉLECTRIQUE
Dut des longueui’s inégales. Les plus voisines du bord supérieur sont aussi longues ou presque aussi longues que l’organe ; les inférieures se terminent plus près de leur origine ; et l’organe finit, vers l’extrémité de” la queue, par un bout trop aminci pour qu’on puisse voir s’il y est encore composé de plus d’une de ces séparations longitudinales.
Ces membranes horizontales sont éloignées l’une de l’autre , du côté de la peau , par un intervalle qui est ordinairement de prés d’un millimètre ; du côté de l’intérieur du corps , on les voit plus rapprochées , et même , dans plusieurs points, réunies deux à deux; et elles sont comme onduleuses dans les petits organes. Hunier en a compté trente-quatre dans un des deux grands organes d’un gymnote de sept décimètres, ou à peu prés, de longueur, et quatorze dans un des petits organesdu même individu.
Les séparations verticales qui coupent à angles droits les membranes longitudinales sont membraneuses, unies, minces, et si serrées l’une contre l’autre , qu’elles paroissent SC loucher. Hunier en a vu environ deux cent quarante dans une longueur de vingt-cinq millimètres, ou à peu près.
C’est avec ce quadruple et très-grand appareil dans lequel les surfaces ont été multipliées avec tant de profusion , que le gymnote parvient à donner des ébranleinens violens-, et à produire lé phénomène qui établit le second des deux principaux rapports par lesquels sa vertu engourdissante se rapproche de la force électrique. Ce phénomène consiste en des étincelles entièrement semblables à celles que l’oii doit à l’électricité. On les voit , comme dans un grand nombre d’expériences électriques proprement dites, paroi tre dans les petits intervalles qui séparent les diverses portions de la chaîne le long de laquelle on fait circuler la force engourdissante. Ces étincelles ont été vues pour la première fqis à Londres par Walsh, Tringle et Magellan. 11 a suffi à Walsh , pour les obtenir, (le composer une partie de la chaîne destinée à être parcourue par la force torporifique, de deux lames de métal, isolées sur un carreau de verre, et assez rapprochées pour ne laisser entre elles qu’un trèspetit intervalle; et on a distingué avec facilité ces lueurs, lorsque l’ensemble de l’appareil s’est trouvé placé dans une chambre entièrement dénuée de toute autre lumière. On obtient une lueur semblable , lorsqu’on substitue une grande torpille à uwgymqgle électrique, ainsi que Ta appris
Galvani dans un mémoire que nous avons déjà cité * ; mais elle est plus foible que le petit éclair dû à la puissance du gymnote, et l’on doit presque toujours avoir besoin d’un microscope dirigé vers le petit intervalle dans lequel on l’attend, pour la distinguer sans erreur
Au reste , pour voir bien nettement comment le gymnote électrique donne naissance et à de petites étincelles et à de vives commotions , formons-nous de ses organes engourdissans la véritable idée que nous devons ou avoir.
On peut supposer qu’un grand assemblage de membranes horizontales ou verticales est un composé de substances presque aussi peu capables de transmettre la force électrique que le verre et les autres matières auxquelles on a donné le nom cVidioélectriques J ou de non-conductrices, et dont on se sert pour former ces vases foudroyaris appelés bouteilles de Leyde , ou ces carreaux aussi fulminans , dont nous avons déjà parlé plus d’une fois. Il faut considérer les quatre organes du gymnote comme nous avons considéré les (leux organes de la torpille ; il faut voir dans ces instrumens une suite nombreuse de petits carreaux de la nature des carreaux foudroyans , une batterie composée d’une quantité extrêmement considérable de pièces en quelque sorte électriques. Et comme la force d’une batterie de cette sorte doit s’évaluer par Tétendue plus ou moins grande de la surface des carreaux ou des vases qui la forment , j’ai calculé quelle pourroit être la grandeur d’un ensemble que Ton supposeroit produit par les surfaces réunies de toutes les membranes verticales et horizontales que renferment les quatre organes torporifiques d’un gymnote long de treize décimètres , en ne comptant cependant pour chaque membrane que la surface d’un des grands côtés de cette cloison : j’ai trouvé que cet ensemble présenteroit une étendue au moins de treize mètres carrés, c’est-à-dire , à très-peu prés , de cent vingttrois pieds également carrés. Si Ton se rappelle maintenant que nous avons cru expliquer d’une manière très-satisfaisante la puissance de faire éprouver de fortes commotions qu’a reçue la torpille , en montrant que les surfaces des diverses portions de ses deux organes électriques pouvoient égaler par leur réunion cinquante - huit siècles; mais nous verrons leur concordance
ï . Discours sur la nature des poissons.
lÆ GYMNOTE ELECTRIQUE,
pieds carrés, et si l’on se souvient en même temps des eflels terribles que produisent dans nos laboratoires des carreaux de verre dont la surface n’est que de quelques pieds, on ne sera pas étonné qu’un animal qui renferme dans son intérieur et peut employer à volonté un instrument électrique de cent vingt- trois pieds carrés de surface , puisse frapper des coups tels que ceux que nous avons déjà décrits.
Pour rendre plus sensible l’analogie qui existe entre un carreau fulminant et les organes torporifiques du gymnote , il faut faire voir comment cette grande surface de treize mètres carrés peut être électrisée par le frottement , de la même manière qu’un carreau foudroyant ou magique.
Nous avons déjà fait remarquer que le gymnote nage principalement par une suite des ondulations successives et promptes qu’il imprime à sa queue , c’est-à-dire , à cette longue partie de son corps qui renferme ses quatre organes. Sa natation ordinaire , ses mouvemens extraordinaires , scs courses rapides, ses agitations, l’espèce d’irritation à laquelle il peut se liv rer, toutes ces causes doi vent produire sur les surfaces des membranes horizontales et verticales Un frottement suffisant pour y accumuler d’un côté , et raréfier de l’autre , ou du moins pour y exciter, réveiller, accroître ou diminuer, le fluide unique ou les deux fluides auxquels on a rapporté les phénomènes électriques et tous les effets analogues ; et, comme par une suite de la division cle l’organe engourdissant du gymnote en deux grands et en deux petits, et de la sous-division de ces quatre organes en membranes horizontales et verticales, les communications peuvent n’êtrc pas toujours trésrfaciles ni très-promptes entre les diverses parties de ce. grand instrument, on peut croire que le rétablissement du fluide ou des fluides dont nous venons de parler, dans leur premier état, ne se fait souvent que successivement dans plusieurs poiàions des quatre organes. Les organes ne se déchargent donc, que par des coups successifs ; et voilà pourquoi , indépendamment d’autre raison, un gymnote placé dans un vase isolé peut continuer, pendant quelque temps , de donner des commotions ; et de plus , voijà pourquoi il peut rester dans les organes eVun gymnote qui vient de mourir assez de parties chargées pour qu’on en reçoive un certain nombre de secousses plus ou moins vives L