‹ Œuvres du comte de Tressan, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages (volume 3)Chapitre 70 sur 123 · A UN DE MES AMIS · texte numérisé non relu

A UN DE MES AMIS

Qui peignait ma fille , et qne je savais amoureux de celle qu'il a depuis

épousée.

Air : L'avez-Tous vu mon bien-aimé?

QxTE tu peins bien dans ce portrait Une Michou (i) que j'aime! ,

(i) Le roi de Pologne , parrain de la fille de M. de Tressan, lui avait donné le nom de Marouttzchon , qui, en polonais, veut dire Ma chère petite Marie ; et celui de Michou , par abréviation , lui en était resté.

376 CHANSOirS.

Ty reconnais à chaque trait

Tous ceux de F Amour même; Voilà ses yeux noirs et méchants; Mais qu ils sont beaux! qu'ils sont touchants! Le gai printemps, Les fleurs des champs , Au lever de l'aurore.

Ont l'air moins frais Que les attraits Que ta main fait ëclorew

De Rosalba le doux pinceau

Rend moins bien la jeunesse ; Fais-nous voir, Albane nouveau,

Ta charmante maîtresse ; Son portrait doit être enchanteur :

Car dans ton cœur.

Un Dieu vainqueur,^ Par mille traits de flamme , A pour jamais

Peint les attraits «

Qui captivent ton ame.

A MA FILLE

Des simples fleurs de nos champs

Formant sa parure, Elle annonce le printemps

Mieux que la verdure ;

Et, croissant de jour en jour, EDe annonce au tendre amour, La bonne aventure au gué, La bonne aventure.

A LA MÊME

De deux jours lun , Viens voir ton ami dans tcffi père ,

De deux jours lun, Viens bii rendre le sens commun ; Déjà le vieux vaurien espère Faire tout ce qui peut lui plaire,

De deux jours Tun.

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