L INEGALITE DE L AAGE DES MARIEZ
sçavoir que c'est de vivre entre les gens de bien : qui veut monter sur la monture il ne peut moins que la Mm ferrer et luy entretenir son harnois.
— Et bien, puis que vous vous plaisez en prodigalitez (va dire le S^ Fulgence), je ne vous coucheray point icy que ce sont leS vieilles qui serrent et amassent, qui dressent une bonne et riche maison. Y a il occasion de jalousie auprès d'une vieille comme auprès d'une jeune ? On ne la muguette pas, on ne luy fait la court, si ce n'est le mary, qui la chérit et honore comme sa chère et loyale partie.
— Vous m'en contez de belles (respond le S^ Libanius), et avtz autant de raison que celuy qui souhaitoit plustost une laide femme qu'une belle, parce qu'il estoit asseuré qu'elle ne le coupauderoit ; estre pauvre que riche, parce qu'il ne seroit en danger d'estre volé; et estre misérable qu'à son aise, parce qu'on ne luy envieroit sa prospérité. »