‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 1 sur 258 · A TRESILLUSTRE PRINCE ^ ET REVERENDISSIME · texte numérisé non relu

A TRESILLUSTRE PRINCE ^ ET REVERENDISSIME

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1. Les Cardinaux ont, en effet, déjà à cette époque, rang de princes du sang, cf. Loyscau, Traité des Ordres, Paris, 1619, ch. m et Bibl, nat. Ms. lat. 4.334, fol. i sq.. Actes des préséances des Cardinaux (1467- 1560). Saint Antonin de Florence, qui représente l'opinion orthodoxe, après que la Papauté eût triomphe des idées conciliaires, et qui fait alors autorité, explique : « Cardinales assistunt Papae, sicut Apostoli Christo. Apostoli enim sunt nuncupati Christi fratrcs, secundum illud Psalmis : « Narrabo nomen tuum fratribus mois », et principes mundi, secundum illud Psalmis : « Constitues eos principes super omnem terram ». Sed Papa cum facit aliquos cardinales insignit eos ista duplici dignitate dicens eis : « Estote fratrcs mci et principes mundi ». Ipse autem Papa pcrsonam gerit Christi » {Stimma, 5a pars, tit. 21, cap. i, 2). Comparer injra, ch. xlviii. (M.)

2. Titre ordinaire, mais non exclusif — l'exemple de Marot, E.pit. 18, daté par le Diction, général de 1529, ne se rencontre que dans la 5^ éd (1542), Guitfrey, III, loi — il est, cependant, assez usité pour que le Châtelet appelle, en 1549, le cardinal de Châtillon : tris reverendissime (Arch. nat. Y 95, fol. 349). Supplanté par illustrissime.

il ne redeviendra officiel qu'après le décret du pape Urbain VIII, du 10 juin 1630 (Bibl. nat. Nouv. acq. fr. 6.976, fol. 28). — Cf. la réaction de Callières dans Brunot, Histoire, IV, i, 362, n. 2. C'est au titre d'épithète officielle que R. l'admet ici et ailleurs (Marty-Lavcaux, III, 271, 391, 394), alors qu'il dit très illustre et non illustrissime, ce second superlatif, non encore consacré, ayant chez lui la même valeur ironique que les autres italianismes ou latinismes de cet ordre, cf. 1. I, Prol., 1. 2 et n. 118 et 1. II, ch. vr, 1. 21, 33. (M.)

3. Pasquier, Kecherches, 1. viir, ch. v, dit : « Au demeurant la différence dont nous usons entre Monseigneur et Monsieur, nous employons le premier à personnages qui tiennent grand rang et auctorité dessus nous et le second à gens d'honnestc qualité, mais que nous ne pensons pas tenir plus de rang que nous ». Les textes montrent que Pasquier est peut-être encore trop précis : R., dans ses lettres, dit Monsieur lorsqu'il parle des Cardinaux. (M.)

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