‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 104 sur 258 · Environ 2 m · texte numérisé non relu

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12. Landola, dit P. Belon {Nat. des Poissons, p. 189-190), Dactylopterus volitans, Cuv. et Val. (D.). Cf. prov. lendorela, à coté de arendola (lat. *hirundula. Meycr-Lubkc, Root. Etym. Wiirterb.) et lendolo (Mistral).

13. Jehan de Chaources, Chourses ou Sourches (en St-Symphorien), seigneur de Malicorne (arr. de La Flèche, Sarthe), écuyer d'écurie de Henri II qui épousa (en 1544) Renée Anne apparentée aux Du Bellay et qui fut en 1585 gouverneur du Poitou. (M.). Cf. Introduction, ch. 11.

14. Etat de santé, ancien et usuel (Godcfroy, D/rf., VI, 315).

15. Du prov. colada, ou, plus vraisemblablement, vu sa date, do l'ital. accotata (Wind, p. 190), emprunt récent (i^' ex. 1546 dans Vaganay, Roman. Forscb., XXXII), qui remplace l'a. fr. acolée, devenu archaïque (cf. Huguet, Dict.) que R.

employait encore 1. I, ch. xxxix, 1. 17. (M.)

16. Salut avec la barrette, le bonnet ; le mot ne se rencontre que dans Des Périers,

avant ouvrir les letres, ne aultres propous tenir à Malicorne, luy demanda : « Avez vous icy le gozal, céleste messaigier ^' ? — Ouy, respondit il; il est en ce panier emmailloté. » C'estoit un pigeon prins on colombier de Gargantua, esclouant i« ses petitz sus l'instant que le

25 susdict celoce departoit. Si fortune adverse feust à Pantagruel advenue, il y eust des jectz noirs attaché es pieds; mais pource que tout luy estoit venu à bien et prospérité, l'ayant faict demailloter, luy attacha es pieds une bandelette de tafetas blanc l^ et, sans plus différer, sus l'heure le laissa en pleine Hberté de l'air. Le pigeon soubdain s'envole, haschant -"

3° en incroyable hastiveté ^i, comme vous sçavez qu'il n'est vol que de pigeon, quand il a œufz ou petitz, pour l'obstinée sollicitude en luy par nature posée de recourir 22 et secourir ses pigeonneaulx. De mode

Ligne 21. G, H, I : lettres — H, I : autres — I : propos — 1. 22. I : messaiger — 1. 23. I : ung pigeon — 1. 24. I : au colombier — 1. 28. H : bandekte — 1. 31. G : petits — H, I : solicitude — 1. 32. H, I : recouvrir — G : pigeonneaux ; I : pigeonniaulx

Nouv. Recr., 27 (nouvelle qui se passe dans l'entourage de René du Bellay, év. du Mans, et a été au moins remaniée après 1556), dans ce passage et dans Du Fail, Contes d'Eutrapel, qui l'emprunte probablement à R. ; la forme du mot est provençale, on le trouve avec ce sens dans le patois de la Bresse (Ain), cf. VC'artburg, Fr. Eljm. Worterb., I, 576; c'est donc, peut-être, un mot lyonnais. Cf. aussi Mistral, Donna iw barretado, saluer du bonnet. (M.)

17. Gozal, de gô^al, gaoïe^fl, pullus coltinihae (Arabe d'Egypte). Cf. Freytag, I, 276. (D.). — Les pigeons voyageurs ne semblent pas avoir été utilisés en Occident avant la fin du xvi^ s. (Morin dans Kevue des P. T. T., 1947, n° 2, p. 13 sq., cf. aussi R. S. S., III, 263-293), R. doit donc s'inspirer de Frontin, Strat., III, 13, 8, et de Pline, X, 53, ou mieux, X, 34 : « Caecina Volterranus... quadrigerum dominus, comprehensas [liirundines] in Urbem secum auferens, victoriae nuncias amicis mittebat, in eumdem nidum remeantes, illito victoriae colore (la couleur

de celle des quatre factions qui l'avait emporté) tradit et Fabius Pictor in Annalibus suis, quum obsiderctur praesidium romanum a Ligustinis, liirundinem a pullis ad se allatam : ut lino ad pedem eius aUigato nodis significaret, quoto die adveniente auxilio eruptis fieri débet. » Et encore : « Quin et intcrnunciae [columbae] in rébus magnis fuere, epistolas annexas earum pedibus obsidione Mutinensi in castra consulum Decimo Bruto mittente. » (X, 5 3), cf. Montaigne, II, xxii. (M.)

18. Eclosant, forme étymologique, déjà concurrencée par esclosant, Fouché, Verbe, p. 102.

19. Souvenir de Pline, cité ci-dessus, et de la légende de Thésée, Plutarque, Thésée, XVII, XXII, ou du Roman de Tristan, cf. Bédier, J., Le Roman de Tristan, 1905 (Soc. des Ane. Textes fr.), II, p. 137.

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