‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 114 sur 258 · Anxiété, cf. 1. II, ch. xix, n · texte numérisé non relu

Anxiété, cf. 1. II, ch. xix, n

26. Accusation, retour au sens du latin crimeii, dont Huguet, Dict., ne donne que deux ex., mais, celui-ci lui ayant échappé, il est possible qu'il y en ait d'autres chez les latiniseurs.

27. Donnant en retour, en compensation, sens normal en a. fr., cf. Huguet, Evolution, p. 177.

R. s'inspire, nous semble -t-il, de toute la fin du livre II du De beneficiis, et notamment des ch. XXXI et xxxni. « Hoc ex paradoxis Stoicae sectae minime mirabile (...) est.

recepvant tresbien recompenser le donnant, quand il accepte voluntiers le bienfaict et le retient en soubvenance perpétuelle. Comme, au rebours, le recepvant estre le plus ingrat du monde, qui mespriseroit et oubliroit

45 le bénéfice.

« Estant doncques opprimé d'obligations infinies toutes procrées -* de vostre immense bénignité, et impotent à la minime partie de recompense, je me saulveray pour le moins de calumnie, en ce que de mes espritz n'en sera à jamais la mémoire abolie : et ma langue ne cessera

5° confesser et protester que vous rendre grâces condignes est chose transcendente ma faculté et puissance.

« Au reste, j'ay ceste confiance en la commisération et ayde de nostre Seigneur, que de ceste nostre pérégrination la fin correspondera 2* au commencement, et sera le totaige ^° en alaigresse et santé perfaict. Je

55 ne fauldray à réduire en commentaires et ephemerides ^^ tout le dis-

Ligne 42. H : volontiers — 1. 43. I : souvenance — 1. 44. D, E, F, G : m'' espri serait ; H, I : mespriseroit — F : obliroit — 1. 48. G : calomnie — 1. 51. G : transcende — 1. 55. G, H, I : correspondra — 1. 54. I : en -gresse — H, I : parfaict — 1. 55. H, I : reduyre

eum qui libentcr accepit bcncficium, rcddidisse (...). Beneficium qui dat, vnilt excipi grate : habct quod voluit, si bcne acceptum est. (...) Quod accipiebam, si eo animo acccpi quo dabatur, reddidi. » (xxxi). Sur les « troys parties » du bienfait : « Sic beneficii fructus primus illc est, conscicntiae. Hune percepit, qui quo voluit munus suum pcrtulit. Secundus est famac. Tertius eorum quae praestari invicem possunt. » (xxxiii). (S.)

28. Procréées. La contraction de éé en é : cré pour créé, effré pour ejfreé est attestée au xv^ siècle, cf. N. Dupire, Jean Motinet, p. 312, même pour le masculin, à plus forte raison a-t-elle dû se conserver pour le féminin : Furctière cite encore dettes crées à côté de pensions créées, v° créer. (M.)

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