Etincelle. Latinisme ancien et usuel jusqu'au xvii^ s
calumniateur, c'est A'.â^oXo; *", qui par leur ministère me suscite tel crime : 90 par mojmeswes, à l'exemple du Phœnix*^, serait le bois sec amassé, et le Jeu
allumé, pour en icelluy me brusler.
Allors me dictes que de telles calumnies avoit esté le dejunct roj François,
d'eterne mémoire, adverty ^- ; et curieusement aiant, par la voix et pronunciation
du plus docte et fidèle Anagnoste ^^ de ce royaulme, ouj et entendu lecture 95 distincte d'iceulx livres miens (je le di^i, parce que meschantement l'on m'en
a aulcuns supposé j aulx et infâmes) **, n' avoit trouvé pas saige aulcun suspect ;
Ligne 89. G : Calomniateur — 1. 91. I : iceluy — 1. 92. I : Alors — G : calomnies — 1. 93. I : ayant — G : prononciation — ■ 1. 94. G : Kojaume — 1. 95. H : iceux — 1. 96. G, H, I : aucuns supposé — H, I '.faux — G, H, I : pas saige aucun
80. Cf. 1. I, ch. I, n. 22. L'a. fr. avait déjà fait le rapprochement entre calomniateur et diahh et dit diabler pour calomnier, Godefroy, Dict., H, 707.
81. Oiseau d'Arabie fabuleux, qui vivait 560 ans, se construisait, au terme de sa vie, un nid de branches de cannelle et d'encens et renaissait de ses propres débris (Pline, X, 2). Les Bestiaires l'avaient depuis longtemps rendu populaire, cf. Ch.-V. Langlois, La t 'ie en France au Moyen-Age, III, La Connaissance de la Nature et du Monde, Paris, 1927, p. 24, 60, 377. (D.)