‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 149 sur 258 · Cf. 1. III, ch. vu, n · texte numérisé non relu

Cf. 1. III, ch. vu, n

18. Les xo'.vo! -JjT.fj: de la rhétorique grecque, les loci communes des latins, ce sont, primitivement, des « magasins d'arguments » (Cicéron, Topica, 6-7). Sur l'évolution de la notion et son passage au sens de recueil de clichés cf. E. R. Curtius, Europàische Li/eratur wid l^teinisches i^litteialter, Berne, 1948, p. 77 sq. La « consolation » est un « topique », ibid., p. 88; cf. 1. III, ch. xxviii, n. 7. (M.)

19. Le bonheur, primitivement la chance, cf. 1. U, ch. XXVII, n. 19.

20. Cf. Psalm., ij, j : In valle lacrymarum, et Salve Regina... ad te suspiramus gementes et fientes in Ijoc lacrymarum valle... — affermer, forme ancienne et usuelle ; la forme moderne affirmer, reprise au latin probablement sous l'influence de confirmer, cf. J. Gilliéron, L^s conséquences d'une collision lexicale. Cinquantenaire de l'École pratique des Hautes Études (Bibl. de l'École, fasc. 251), Paris, 1921, p. 55-74, est, cependant, plus ancienne que ne le croit Gilliéron : i^' ex., R. Estienne, 1549 : « affermer ou affirmer ». (M.)

21. « Cénotaphe, tombeau vuidc, onqucl n'est pas le corps de celuy pour l'honneur et mémoire duquel il est érigé. Ailleurs est dict Sepulchre honoraire, et ainsi le nomme Suétone », Br. Déclar. Voir la n. à la Br. Déclar. Le mot a été employé, sous la forme sinotapbe, par André de La Vigne (1501)

{Diction, général), il ne se trouve dans Huguet, Dict., que chez R., et Béroaldc de Vervillc, et, chez celui-ci, à contre-sens; Ronsard explique encore : « des tombeaux vides appeliez xsvoTdç'.a (Marty-Laveaux, Langue de la Pléiade, I, 18), Sainéan, II, 59. Le mot sépulcre lui-même qui désignait au M. A. le Saint-Sépulcre est récent au sens général

22. Romier, R. E. R., X, 113 sq., s'est appuyé sur ce passage pour identifier Lanternois avec Trente, cf. ch. v, n. 8, mais L^nternois est visiblement entre Saint-Malo et r « Indie supérieure », cf. ch. 1, 1. 32 et 95, et, par conséquent, au retour, les voyageurs ne passeront ni par le Mont-Ccnis, ni par Trente, surtout en bateau ! Les faits sont plus simples : Panurge est châtelain de Salmigondin (1. III, ch. 11), en Dipsodie, c'est-à-dire en Piémont, cf. F. Dumont, La donation de Salmigondin, p. 157; en rentrant chez lui il traversera donc les Alpes au Mont-Cenis, c'est l'itinéraire normal (Romier, Origines, I, 138); R. l'a parcouru plus d'une fois. Or, il y a vu une chapelle où, faute de pouvoir les enterrer, on déposait les corps des voyageurs surpris par le froid, la chapelle « des Transis à cause qu'il en meurt tant en yver. Et, quant ils sont trouvés mors, on les rue par une fenestre dedens laditte chapelle. C'est le fosse qu'ils ont ». (J. Le Saige... L^s gistes, repaistres, despens, que... ai faict de Doua à Rome...,

leurs optant ^3 ce neantmoins, en cas que vivre encores entre les humains 55 ne leurs faschast, et noyer ainsi ne leur vint à propous, bonne adventure

et rencontre de quelque baleine, laquelle au tiers jour subséquent

les rendist sains et saulves "^ en quelque pays de satin ^^, à l'exemple

de Jonas ".

La nauf \Taidée du marchant et des moutons : « Reste il icy, dist 4° Panurge, uUe -' ame moutonnière ^^ ? Où sont ceuLx de Thibault

l'Aignelet -* ? et ceulx de Regnauld BeUn, qui dorment quand les aultres

paissent 3" ? Je n'y sçay rien. C'est un tour de vieille guerre. Que t'en

semble, frère Jan ?

Ligne 34. A, B, C : leur — A, B, C : eneore — G : entres — 1. 35. A, B, C, H, I : leur faschast — C : noter — A, B, C, I : propos — 1. 36. A, B, C : Galène — A, B, C : qui au tiers — 1. 37. A, B, C : rendit — 1. 39. A, B, C : marchand — 1. 40. A : Pannrge — A, B, C : nulle ame — 1. 40-42. A, B, C : Où sont... paissent manque — 1. 40. D, E, F, G : Thihaul; H, I : Thibault — 1. 41. I : Kegnault—\. 43. A, B, C : Jean

Cambrai, 1524, dans J. Grand-Catteret, Lm montagne à travers les âges, Grenoble, 1903. I. P- 256 sq.). (M.)

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