‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 175 sur 258 · Je m'en abstiens, sens usuel · texte numérisé non relu

Je m'en abstiens, sens usuel

43. Advienne, forme régulière; la forme moderne apparaît au xv^, mais vieigne domine encore au xvi^ s., Fouché, \/erbe, p. 177.

44. Vraisemblablement Jean-Baptiste de Villequier, vicomte de la Guerche-sur- Creuse, cant. du Grand-Pressigny, Indre-et- Loire, « conseiller chambellan ordinaire du Roy et gentilhomme de sa chambre » ; Pantagruel-François \" (ou Henri II) le connaissait donc, bien que rien ne nous permette de dire qu'il était « de ses meilleurs amis ». Nous ne savons rien de sa galanterie, de son élégance ou de son « italianisme », mais Martin du Bellay dit qu'il faisait partie de la « jeunesse de cour » (éd. Bourrilly, I, 139), cf. Marichal, loc. cit., p. 202. — Le mot est formé sur Guierche au moyen du suffixe -arois dont R. se sert pour former des noms burlesques de pays, cf. Pensarqys, ch. XXVII, Dindenarois, Prol., 1. 186, peutêtre Bibarois, 1. I, ch. vi, 1. 53 et n. 43, cf. Spitzer, tt^ortbildung, p. 52. (M.).

dist frère Jan, invité à un sumptueux et magnitîcque bancquet que faisoit un sien parent et voysin : au quel estoient pareillement invitez

45 tous les gentilz hommes, dames et damoyselles *^ du voysinage. Icelles, attendentes ** sa venue, desguiserent les paiges de l'assemblée, et les habillèrent en damoyselles bien pimpantes *' et atourées **. Les paiges endamoysellez *» à luy entrant près le pont leviz se présentèrent. Il les baisa tous en grande courtoysie et révérences magnificques. Sus la fin,

50 les dames qui l'attendoient en la guallerie, s'esclatterent de rire, et feirent signes aux paiges à ce qu'ilz houstassent leurs atours. Ce que voyant le bon seigneur, par honte et despit ne daigna baiser icelles dames et damoyselles naïfves ^°. Alléguant, veu qu'on luy avoit ainsi desguysé les paiges, que, par la mort beuf de boys, ce doibvoient là

55 estre les varletz ^^, encores plus finement desguysez.

« Vertus Dieu=-, dajurandi^^, pourquoy plus toust ne transportons nous nos humanitez en belle cuisine de Dieu ■'* ? Et là ne consyderons

Ligne 43. I : ung — H, I : magnifique — F, I : banquet ; H : banguet — 1. 44. I : ung — H, I : voisin — 1. 46. 1 : attendantes — H, I : desguyserent — 1. 47. 1 : attourées — 1. 49. H, I : magnifiques — 1. 50. I : gallerie — F : s'esclaterent — 1. 5 1. I : estassent — 1. 52. I : deigna — 1. 53. F : damoiselles — I : allegant — \ : veu que on — ^ 1. 54. F, H, I : desguisé — 1. 5 5. H, I : varlets — H, I : desguise^ — 1. 56. A, B, C : Vertu Dieu que ne transportons nous — H, I : tost — 1. 57. A, B, C, I : no^ — H, I : cuysine — \ : là considérons — A, B, C, F, G : considérons

45. Cf. Montaigne, I, 54 : « Les femmes 48. Parées. Dérivé de atour — qui vient de qualité, on les nomme dames, les lui-même de aioiimer resté usuel au xvi^ s. moyennes damoiselles, et dames encore dans le sens de parer — i^'' ex. et rare au celles de la plus basse marche »; mais, dans xvi«, mais Godefroy, Dict., \, 484, le signale ce cas on ajoute le prénom : « dame Nicole, dans le Perche.

dame Barbe », cf. Huguet, Dict. (M.) 49. Le mot est créée par R., mais Coquil-

46. Sur l'accord, cf. 1. \, ch. m, n. 70 et lart. Droits nouveaux (éd. Héricault, I, p. 83) Brunot, Histoire, W, 402 sq. avait déjà risqué damoiseller pour dire :

47. i^' ex. du mot qu'on explique d'ordi- « marier une bourgeoise à un gentilhomme ». naire comme le part. pr. du moyen fr. (M.)

/);»»/)?r, forme nasalisée de /)//)«r ;« enjôler », 50. Véritables, cf. 1. I, ch. xlvi, n. 61.

mais le moyen fr. pimper n'existe pas, peut- 51. Cf. 1. II, ch. xxx, n. 69.

être peut-on penser à un croisement entre 52. Cf. 1. 1, ch. xxvii, n. 31 et Br. Déclar.

piper et pimprenelle, pimpernelle : « petit (ch. Lxvii).

poisson agile, anguille », et aussi, depuis 53. Cf. 1. II, ch. m, n. 18.

le xii« s., « femme vive, alerte, tête folle », 54- Terme d'excellence que H. Estienne,

cf. Godefroy, Dict., VI, 163. (M.) Dialogues, II, p. 119, explique comme un

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