I. Prononcer ègue orbe, la graphie es 2. Cf. Prol., n
indique un è long (Beaulieu, Hist. de l'or- 3. La collation est un repas léger que
thogr., I, 320); ègue est le provençal ega, du l'on prend après le souper (environ 6 h.
lat. eqiia (a. fr. ive), cf. Atlas linguist., 756; du soir), avant de se coucher, cf. Gohory,
orhe (lat. orbd) a existé en a. fr., Guill. J., Dmj- /»r /a r/gw, Paris, 1550, fol. I 3 v" :
Bouchet l'emploie encore au sens d' « aveu- « ...maintenant... allons prendre nostrc
gle », mais il ne semble plus vivant, au vin de collation et jouer une prime, fluz ou
xvi^ s., que dans l'expression coup orbe : renette jusques à l'heure du repos » ; cf.
« contusion faite avec un objet non tran- Huguet, Evolution, p. 304; on a dit aussi
chant » (Godefroy, Dict., V, 613-614), c'est « vin du coucher », Eutrapel, 212, dans
donc aussi un emprunt au prov. orba. Ce Lacurne. (M.)
chiquanous est un méridional, il fait partie 4. Cf. Introduction, ch. 11.
des sergents indûment installés à l'Ile-Bou- 5. Cf. Prol., n. 115.
chard, cf. ch. xii, n. 78. (M.) 6. En action, même sens que ch. ir, n. 24.