Mascaxadc, cf. 1. I, ch. xviii, n
15. De 1441 à 1559 on jouait à Bruxelles, tous les ans, sur la grand'place, une des Sept joies de la Vierge. La représentation était précédée d'une procession fameuse, Yommegang (Cohen, R. E. R., IX, p. 37). Ni Villon, ni Rabelais, n'ont « vu » ces représentations car ni l'un, ni l'autre, n'ont été à Bruxelles.
16. Poutre, au sens que lui donne R., est ancien (lat. piillitra dérivé de pullus : « poulain ») et a été, comme le prouvent ses survivances dans les dialectes (cf. Godefroy, Dict., VI, 360), usité sur tout le territoire de la Gaule; il est certainement hors d'usage dans la langue littéraire à la fin du siècle : Cotgrave le marque d'une croix, et si Furetière le connaît encore, c'est à titre de curiosité historique. Les exemples en sont assez nombreux au xvi« s. (Godefroy, /oc. cit.), mais presque tous appartiennent à des textes ou à des écrivains de Normandie,
Touraine ou Anjou, et on le trouve encore en poitevin en 1755, c'est donc un mot de l'Ouest. Le sens moderne, qui dérive métaphoriquement du sens ancien et que R.
emploie ch. xxxiv, remonte au xiv* s.
(Godefroy, X, 397). (M.)
17. Couvent, forme refaite sur conventus, cf. 1. I, ch. XL, n. 7, et Thurot, II, 514. Comparer ch. xi, n. 5.