‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 208 sur 258 · Tappequeue, forme de l'Ouest, cf · texte numérisé non relu

Tappequeue, forme de l'Ouest, cf

ch. XII, n. 2.

11. Sacristain, cf. 1. I, ch. xlii, n. 5, la forme moderne, latinisante, commence à paraître : elle est dans Amyot (Littré), mais R. Estienne, 1549, l'ignore encore.

12. La chappe fait partie du costume habituel de Dieu le Père, cf. Cohen, R. E. R., IX, p. 37-38, Bapst, Essai sur l'histoire du théâtre, 1895, in-4<', p. 47, Cohen, Passion de Mous, p. LIV, Leroquais, Livres d'heures, pi. XLI, XLII, XLVII, LXXI. Mais Dieu le Père en costume de Pape, avec la chappe et l'étole, se rencontre aussi à plusieurs reprises, au xvi^ s., dans les miniatures, cf. Leroquais, Sacramentaires, pi. CX\ni, CXXI, LXXXIX, i.(M.)

13. Le prêt des ornements ecclésiastiques pour le jeu de la Passion est d'usage courant aux xv^ et XVI* s. Cependant des difficultés se produisirent parfois : à Poitiers par ex., en 1534, l'ami de R., Jean Bouchet, se voit refuser le prêt par le chapitre de Saint-Hilaire, qui revint, trois mois plus tard, sur sa décision (Hamon, Jean Bouchet, p. 115, autres ex. dans Cohen, R. E. R., IX, p. 36-37). Pour les Cordeliers, le texte invoqué par Etienne Tappecoue existe : les Constitutions de Barcelone de 145 1, en vigueur donc au temps de Villon, interdisent le prêt : « Caveant fratres in festo sancti Nicholaï seu Innocentium vel quibuscumque aliis festis, vestes extrancas religiosas seu saeculares aut cléricales vel muliebres, sub specie devotionis, induerc, tiec habitus fratrum saecularihus pro ludis faciendis accommodentur, sub poena amotionis confusibilis de conventu » (Mon. franciscana, Londres, 1882, II, p. 93). R. ne pouvait ignorer les Constitutions de Barcelone, car elles ont servi de base aux réformes dites « de l'Observance » qui ont commencé à prendre corps, en France, vers 1517, époque à laquelle il appartenait à l'Ordre, et ont abouti aux statuts adoptés par la province de Tourainc en 1539, statuts dans lesquels l'interdiction du prêt n'a d'ailleurs pas été reproduite, cf. A. Sérent, Le statut des quatre grandes provinces françaises des Cordeliers en 153g,

quoit que le statut seulement concernoit farces, mommeries " et jeuz dissoluz, et qu'ainsi l'avoit veu practiquer à Bruxelles et ailleurs^*. Tappecoue, ce non obstant, luy dist péremptoirement qu'ailleurs se

25 pourveust, si bon luy sembloit, rien n'esperast de sa sacristie, car rien n'en auroit, sans faulte. Villon feist aux joueurs le rapport en grande abhomination, adjoustant que de Tappecoue Dieu feroit vengence et punition exemplaire bien toust.

« Au sabmedy subséquent, Villon eut advertissement que Tappecoue,

50 sus la poultre " du convent ^' (ainsi nomment ilz une jument non encores saillie), estoit allé en queste à Sainct Ligaire ^*, et qu'il seroit de retour sus les deux heures après midy. Adoncques feist la monstre de la diablerie ^^ parmy la ville et le marché. Ses diables estoient tous capparassoimez -" de peaulx de loups, de veaulx et de behers, passe- Ligne 22. 1 :jeiix — 1. 26. G : faute — H, I : fist — G : raporf — 1. 27. H, I : abomination — I : vengeance — 1. 28. 1 : tost — 1. 29. 1 : samedy — 1. 3 1 . D, E, F, G, H, I ■.jaillie — 1. 34. 1 : helliers

Kevue d'bist. franciscaine. Vil, 1930, p. 5-3;. (M.)

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