‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 211 sur 258 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

35 mentées -' de testes de mouton, de cornes de bœufz et de grands havetz de cuisinées ; ceinctz de grosses courraics", esquelles pendoient grosses cymbales de vaches et sonnettes de muletz à bruyt horrifîcque ^*. Tenoient en main aulcuns bastons noirs pleins de fuzées ^^ ; aultres portoient longs tizons allumez, sus lesquelz à chascun carrefou -*

40 jectoient plenes poingnées de parasine -' en pouldre, dont sortoit feu et fumée terrible. Les avoir ainsi conduictz -'* avecques contentement du peuple et grande frayeur des petitz enfans, finablement les mena

Ligne 36. H, I : havef\ — H, I : ceincts — 1. 37. H, I : sonneh(^ — -H, I : mulets — H, I : bruict — H, I : borrifiqiie — ^ 1. 38. G, H, I : aucuns — -G, I : autres — I. 39. 1 : carrefour — 1. 40. I : pleines — • I : poingnée — I : poix résine — 1. 41. H, I : conduits — ■ I : avec — 1. 42. H : fraieur — H, I : petits

21. Proprement « garni de passement » ; ouvrage fait en entrelaçant (passant) les fils, s'est dit aussi de la dentelle; on le dit aussi de l'incrustation : « robe passementée de velours » (Du Fail, Eutrapel, IV, dans Godefroy, Dict., X, 289). Le i<=f ex. du mot est 1. in, ch. 11, 1. 59. Les passements s'employaient spécialement pour les bordures des vêtements, c'est en ce sens que Ronsard l'emploie : « Un houbelon rampant à bras longs et retors — De ce creux gobelet passemente les bors » {Eclog. I, dans Godefroy, loc. cit.), R. désigne donc par là les cornes qui couronnaient les diables.

22. « Du temps de Joachim Peronius, c'est-à-dire vers le milieu du xvi* siècle [havet] se disoit encore à Paris pour signifier un instrument crochu avec lequel on tiroit la viande d'un pot ou d'une marmite » {Diction, de Trévoux), ancien et usuel.

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