Courroie, cf. ch. vii, n
24. Les cymbales, d'après Godefroy, sont deux demies sphères creuses tenues par un anneau au sommet, ce qui s'accorde avec la traduction qu'en donne R. Estienne, 1549 : cymbalium, crotalum ; les vaches, les mulets, etc., portent des cymbales (Huguet, Dict.); la sonnette est une sorte de grelot, les deux
mots sont à peu près synonymes. Les diables des Passions sont, en effet, vêtus de maillots à longs poils ou de peaux de bêtes, ils portent des cornes, cf. Cohen, R. E. R., IX, p. 16 sq., Bapst, Essai sur l'bistoire du Tliéâtre, p. 51, Cohen, Passion de Mans, XII. Les diables de la 7® Kepiie franclie ont « l'ung ung croc, l'autre une massue », dans le Roman de la Rose ils ont des crocs, des havet^ (Cohen, R. E. R., IX, p. 32-33), à Mons ils ont « clocques ne autres choses qui fâchent noise ». (M.)
25. A Bruges en 1536 les diables « tenoient entre leurs mains quenouilles à feu, faites en forme de serpents, qui leur estoient changées d'heure en autre par gens à ce faire commis, tant qu'ils n'estoient point sans jetter feu d'iceUes ou par autres parties de leurs corps » (Cohen, R. E. R., IX, p. 39).
26. La chute de l'r en français après ou est anormale, cf. Roussclot, Revue de Phonétique, I, 191 1, p. 171-172 et Thurot, II, 171. Il s'agit de formes de l'Ouest analogiques de cbiquannus, cf. ch. xii, n. 2. (M.)
27. Poix-résine (provençal) : « Lous arrouseroun sur l'esquino — D'un bon bouioun de peresino » (Fabre). (D.)