Cf. Prol., n. 271. rude et rusticanum ; îdeo macaronices
}0. Vers dont le vocabulaire est formé nilnisigrassedinem, ruditatem et vocabulaz-
par un mélange de mots latins classiques, zos débet in se continere » (Jbid., p. 48,
purs ou altérés volontairement de diverses n. i). (M.)
façons, et de mots vulgaires ou dialectaux 51. « C'en est un du pays, né de la gent
revêtus d'un vernis latin, et dont la morpho- belistre. Qui porte des croûtons dedans
logie, la syntaxe et la prosodie sont, dans un vieux bissac ». — Belistra : « mendiant,
l'ensemble, classiques, cf. V. E. Paoli, gueux » (ail. betthr), mot récent mais usuel.
Teofilo Folengo, Il Baldus..., passi scelti, — Bribas : « morceaux de pain et, spéciale-
Firenze, 1941, p. 47 sq. C'est ici le i*' ex. ment, pain de quête », cf. 1. III, ch. xxiii,
du mot en français ; R. l'emprunte proba- n. 3, lui aussi récent et usuel. (M.) blemcnt à Folengo qui l'explique ainsi : 32. Altération euphémique de Mort Dieu,
« Ars ista poetica nuncupatur ars macaro- Sainéan, II, 349. nica a macaronibus derivata, qui maca- 33. Cf. Epit. lim., n. 20.
rones sunt quoddam pulmentum farina, 34. Cf. VroL, n. 34.
caseo et botiro compaginatum, grossum, 35. Vacarme, sens ancien et usuel.