Surtout. Cf. 1. I, ch. m, n
20. Au. La vieille forme contracte ou {en le), écrite le plus souvent on — R. ou ses éditeurs n'emploient ou que 1. I, Prol., 1. 3, ch. L, 1. 19 ; 1. II, ch. XIX, 1. loi ; sur la confusion de on et ou dans la prononciation, cf. Thurot, II, p. 514 — est beaucoup moins fréquente que le pluriel es, cf. n. 14 ; elle est supplantée par au {a te). Dans le 1. II, R. semble hésiter entre les deux formes ; dans le 1. I, la dernière édition, E (1542), corrige fréquemment on en au, cf., par ex., ch. III, 1. 4, VIII, 1. 107, X, 1. 54, XVI, 1. 55, etc. Au contraire, dans les douze premiers chapitres du Tiers Livre, A (1546) et F (1552) ont 17 fois on et 7 fois au. Il en est à peu près de même dans les premières éditions du Quart Livre, mais I (1555) préfère constamment au. On observera quelques hésitations — qu'explique la prononciation, cf. Thurot, II, p. 446 — entre on et en, par ex. : 1. I, Prol., 1. 3, ch. vu, 1. 25, xxiii, 1. 2, 6i, XXV, 1. 7, on est, naturellement, un ar-
chaïsme, cf. Fahlin, op. cit., p. 1 50 et 1 83. (M.)
21. La description d'Hippocrate est, sur ce point, brève et informe ; dans V Ancien Prologue R. renvoyait plus justement au xa-:' 'itjxpeïov {De l'officine du médecin), 4, éd. Littré, t. III, p. 285-287. (D.)
22. Instruction. Latinisme courant au xvi« s., mais dont les lexiques ne donnent aucun exemple antérieur, cf. institué, 1. I, ch. XI, n. I, 1. II, ch. xxiii, n. i. (M.)
23. Soranus d'Ephèse, médecin du ii« s. après J.-C, exerça à Alexandrie et à Rome sous les règnes de Trajan et d'Adrien. — « iMemor ctiam sit [medicus] juramenti Hippocratis... Habeat etiam digitorum elegantiam et subtilitatem, ut suavis omnibus videatur et in tangendo subtilior appareat. Haec enim et ipse Hippocrates dixit. »
(Soranus, Isag. art. med., cap. 3). (D.)
24. Oribase, de Pergame ( ?), vécut dans les trois derniers quarts du iv^ s. Il fut le médecin et l'ami de l'empereur Julien. Il semble avoir traité quelque part de la déontologie médicale : cf. Œuvres d'Oribase, texte grec et trad. par Bussemaker et Daremberg, Paris, Impr. nat., 1851-73, 5 vol. in-8°, t. III (livres incertains), ch. 38 : des médecins qui doutent de leur art; ch. 59 : de ceux qui ne persistent pas dans leurs traitements; ch. 41 : des forces de l'àme : « Il est nécessaire pour le médecin de connaître les forces qui nous dirigent. » (D.)
Cl. Galen^^, Hali Abbas'^^, autres autheurs consequens'^'' pareillement, l'ont composé ^^ en gestes, maintien, reguard, touchement-^, contenence, grâce, honesteté ^, netteté de face, vestemens, barbe, cheveulx, mains, bouche, voire 20 jusque s à particularii^er ^ les ongles, comme s'il deust jouer le rolle de quelque Amoureux ou Poursuyvant '^ en quelque insigne comœdie, ou descendre en camp
Ligne 17. 1 : Cl. Calen — 1. 18. 1 : regard — 1. 19. H, I : honnesteté — H, I : cheveux — 1. 20. H, I : particulariser — 1. 21. H, I : poursuivant
25. Galien traite de la décence requise du médecin (introîtus, sermones, figura, vestis..., tonsura, ungiies, odores) — - {Gale ni in sextum Hippocratis de morbis popularibiis librum explanationes, a J. P. Crasso Patavino in linguam latinam versae, Comm. IV, c. 9, P- 355-356 in Cl. Galeni Vergamensis opéra quae exiant, Bâle, Frobenius, 1561, in-fol., classe III). (D.)
26. Hali Abbas, Ali-ben-el-Abbas, dit el Aladjoussy, mourut, dit-on, en 994. Il a composé un traité général de médecine, le Kamel essanaat eltlmbhya, qui s'inspire de la médecine grecque, surtout de Galien, fut traduit en latin par Constantin l'Africain, et souvent réédité. — Cf. Haly iîlius Abbas, Uher totius medicine necessaria continens, éd. par Michaël de CapeUa, s. 1., in-S" gothique, 1523, jib. I, cap. 2 : De Hippocratis et alioriim mandata sapientiiim medicorum quo opportet mediciim siios disponere mores (fol. 7 r° et v"). (D.)
27. Suivants. Latinisme qui remonte au xiv^ s., cf. Godefroy, Dict., II, 252, v° consequemment . (M.)