‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 34 sur 258 · PROLOGUE DR L AUTHEUR · texte numérisé non relu

PROLOGUE DR L AUTHEUR

'25 homme tout estropié^'' . Ils^ mus demandent vengeance, secours, restitution de leurs premier bon sens et liberté antique "". Mais que ferons nous de ce Kameau et de ce Galland^^, qui, capparassonnet^ de leurs marmitons ^^'^ , suppous et

Ligne 126. G : leur — H, I : rameau — 1. 127. H, I : gallant

Magdebourg et Brème, faisaient partie de la ligue de Smalkalde, aucune ne prit part à la « Ligue des Princes » (ZcUer, Kéimion, I, 127, n. i). (M.)

96. « En AUcment : vilifiez », Br. Déclar. Suisse abakeit : tombé, déchu, encore vicacc dans les patois, Sainéan, II, 17.

97. Charles-Quint, alors âgé de 5 1 ans, souffrait de la goutte, d'asthme et d'hémorroïdes. Depuis 1548 il déclinait. Le 6 février 1550 le roi écrit au Cardinal de Guise que l'Empereur « est demeuré extrêmement foible et débile, courbé et retrait de ses membres ». (Ribier, Mémoires d'Estat, II, 264). Le 4 novembre Marillac, notre ambassadeur auprès de lui, écrivait : « Ledict empereur est tellement vexé de gouttes qui luy occupent piedz et mains, cspaules et jusques à la nuque, oultrc ses évacuations de sang qui aussy l'exténuent jusques a ne luy laisser que l'esprit, qu'il n'y a espérance de le veoir eschapper jusques a Pasqucs ». Le 20 mars 155 1 l'empereur allait « encores pirement » (Ch. Marchand, Notes et extraits d'un manuscrit des Archives d'Etat de Turin, extr. des Mém. de la Soc. nat. d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers, Angers, 1901, p. 17 et 27). Cf. aussi Zeller, Réunion, 1, 33.. (M.)

98. Cf. Introduction, ch. i. Dans le traité secret de Chambord, rédigé au début d'octobre 155 1 (Zeller, Réunion, I, 150), signé le 15 janvier 1552 (ibid., i6i), les princes allemands accusent l'empereur de tâcher de contraindre la noblesse et autres sujets de leur « chère patrie germanique à tomber de leur ancienne franchise et liberté en une bestiale, insuportable et perpétuelle ser-

vitude comme il a été fait en Espagne », Du Mont, Corps diplomatique, IV, 3, 1726, p. 31. Le manifeste de Henri II, du 3 février suivant, imprimé à Marbourg à la fin du mois, portait en tête un bonnet phrygien entre deux poignards avec une banderole sur laquelle on lisait « Eibertas », et, au-dessous, « Henricus secundus, Francorum rcx, l'index Ubertatis Germaniae et principum captivorum » (Zeller, Réunion, I, p. 177 et 335). La « liberté germanique » exprime une doctrine chère aux princes luthériens : l'Empire n'est pas une monarchie : Germanianiae libertas odiosa est monarchis ; c'est une aristocratie : les princes sont les égaux de l'Empereur qu'ils ont élu, ils sont politica membra cum Caesare ; l'Empereur n'a pas un magistratum despoticum, mais un magistratum politicum. Cette liberté n'a rien de démocratique : les sujets n'ont pas élu leur prince, ils n'ont aucun droit de lui résister, cf. Hôlzle, E., Die Idée einer altgermanischen Ereilieit vor Montesquieu, Miinchen et Berlin, 1925 (Beiheft 5 der historischen Zeitschrift), p. 20. (M.)

99. Allusion à une querelle célèbre, alors toute récente, qui avait mis aux prises, en 155 1, deux professeurs de l'Université de Paris, Pierre de la Ramée (Ramus) et Pierre GaUand. Ramus, platonisant, s'était déjà fait remarquer par ses attaques contre l'aristotélisme universitaire, dans ses Dialecticae partitiones et ses Aristolelicae animadversiones. En mars 155 1, il publiait un discours sur l'enseignement de la philosophie, Vro philosophica Parisiensis Academiae disciplina oratio, auquel Galland, hostile à l'idée qu'on put enseigner la dialectique par l'étude des ora-

astipulatetirs'^^^, brouillent toute ceste Académie ^'^'- de Paris? J'en suys en grande perplexité. Ht n'aj encore s résolu quelle part je doibve encliner. Tous 13° deux me semblent autrement bons compaignons, et bien couilluî^ ^^^. L'un a des escu^ au Soleil ^''*,Je di^ beaulx et tresbuchans ; l'autre en vouldroit bien avoir. Uun a quelque sf avoir ; l'autre n'est ignorant. Uun aime les gens de bien ; l'autre est des gens de bien aimé'^^^. Uun est un fin et cauld renard ; l'aultre mesdisant, mesescrivant^'^^ et abayant^^'^ contre les antiques Philosophes et

Ligne 1 28. G, H, I : suis - I : ayme — 1. 1 3 3. I : aymé -

-1. 151. H, I : escus — H, I : beaux — F : aultre — 1. 152. - G, H, I : autre — 1. 1 34. H, I : médisant — H, I : contres

teurs et des poètes, opposait immédiatement une réponse, Pro schola Parisiciisi contra novam Academiam Pétri Kami oratio. Ramus, nommé lecteur royal, répondit à son tour, dans sa leçon inaugurale du 25 août 1551 : Oratio, initia siiae professionis habita. — Un passage du texte de Galland n'était pas sans égratigner Rabelais : « Melior pars corum qui hasce tuas nugas lecticant. Rame (...), non ad fructum aliquem ex iis capiendum, sed veluti vernaculos ridiculi Pantagruelis libres ad lusum et animi oblectationcm îecticant. » (fol. 12 v"). Cependant R. semble incliner en faveur de GaUand, ce qu'expliquent les relations de celui-ci, cf. n. 105, et son « avcrroîsme »; cf. Busson, Revue des Cours et Conférences, 15 févr. 1929, p. 399. — Du Bellay a consacre à la querelle la Satyre de Maistre Pierre du Cuignet sur la Pétromacliie de l'Université de Paris (éd. Chamard, V, 236); et voir Ch. Waddington, Kamus, 1855. (S.)

100. Capparassonnez : dérivé de caparaçon, esp. caparaçon, housse de cheval; le dérivé, au sens propre, est récent (1546, Vaganay, Rom. Farscb., XXXII), cf. ch. iv, 1. 94; au sens figuré c'est certainement le premier exemple. (M.) — Marmitons, cf. 1. II, ch. VII, 1. et n. 124.

loi. Partisans. Lat. adstipulator : répondant; récent, cf. Huguet, Dici.

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