‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 37 sur 258 · PROLOGUE DE L AUTHEUR · texte numérisé non relu

PROLOGUE DE L AUTHEUR

Orateurs, comme un chien. Que i'en semble, d:!^, grand vietda^e '"« Priapus ? J'aj maintes fo/ s trouvé ton conseil et advis équitable et pertinent : et habet tua mentula mente m.

— Koy Juppiter (respondit Priapus defleublant ^°^ son capussion^^'^, la teste levée, rouge, flamboyante et asseurée), puis que l'un vous compare:^ à un

140 chien aboyant, l'aultre à un fin frété renard ^^^, je suis d' advis que, sans plus vous fascher'^'^'^ ne altérer ^'^^, d'eulx jacie^ ce que Jadis feiste^ d'un chien et d'un renard. — Quoy ? demanda Juppiter. Quand ? Qui estoient //^ ? Oiifeut ce? — O belle mémoire ! respondit Priapus. Ce vénérable père Bacchus, lequel voyez 0' àjace cramoisie, avoit pour soy venger des Thebains un renard Jeé '^^^ ,

145 de mode que quelque mal et dommaige qu'il Jeist, de beste du monde ne serait prins^^'^ ne offensé. Ce noble Vulcan avoit d'xrain monesian ^^^ Jaict un chien

Ligne 136. D, E, F : equitatabk ; G, H, I : équitable — 1. 138. H, I : defleubant — 1. 139. H, I : lei<ée et rouge — 1. 140. G, H, I : Vautre — 1. 141. H, I : d'eux — H, I : Jeistes — 1. 142. H, I : estoyent

108. Pénis d'âne. Ici terme injurieux : bélitre, imbécile. (D.) — Cf. 1. II, ch. vu, n. 215.

109. Oter ce qui couvre et, spécialement, sa coiffure pour saluer. La forme defleublant qui ne se trouve que dans R. (cf. Godefroy, Dict., II, 590 et Huguet, Dict., II, 75) est peut-être une faute d'impression puisque H et I ont defleubant, et que la forme usuelle est defubler ou, dans les patois, defuller. Eu pour -« peut être une prononciation de l'Ouest, mais l'indécision est grande, à l'époque, chez les grammairiens, sur la prononciation correcte, cf. Brunot, Histoire, II, 265, Thurot, I, 447 et 451. (M.)

iio. Capuchon, de l'italien capuccio qui parait à cette époque tantôt sous la forme capussion, prononciation piémontaise, tantôt sous la forme capuchon, prononciation toscane (cf. les ex. de Godefroy et de Huguet, Dict.). (M.)

III. Littéralement : parfaitement équipé; l'expression paraît pour la première fois

chez Du Fail, Propos rustiques, 1547 (éd. La Borderie, p. 61) sous la forme : fin frotté, qu'on interprète : finement aiguisé, et qui parait ou une coquille ou une interprétation populaire de la leçon authentique empruntée au langage maritime. Sainéan, II, 242, Boulenger, Hum. et Ken., IV, 209.

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