Fatiguer
113. Troubler, sens usuel, mais déjà, ici, avec l'idée de prendre soif, cf. n. 7 et, infra, 1. 159 sq.
114. Prédestiné, ancien /a? (Jatatus), même racine que fée (J'âta) avec lequel il est est souvent confondu, cf. 1. I, ch. xxxi, n. 22, Sainéan, I, 218.
115. Pris, la forme prins, analogique du parfait print, cf. ch. viii, n. 8, encore courante au xvi« s. (cf. Fouché, l'erbe, p. 373), est constante chez R., cf. éd. Marichal, Index verborum, v° prendre.
116. Le texte de Pollux (cf. n. 119) porte A7)|jiovT,Tio'j, île de la Propontide, où Aristote, De mirab. auscultationibus, 58, 56, signale des gisements de cuivre. Mais
et, à force de souffler, revoit rendu vivant et animé. Il h vous donna ; vous le donnastes à LLurope vostre mignonne. Elle le donna à Minos, Alinos à Procris, Procris enfin le donna à Cephalus. Il estoit pareillement feé ; de mode que, à
150 l'exemple des advocat^ de maintenant '^'^'^ , il pr endroit toute beste rencontrée, rien ne luy eschapperoit. Advint qu'il^ se rencontrèrent. Que feirent il^ ? Le chien par son destin fatal doibvoif^^^ prendre le renard; le renard par son destin ne doihvoit estre prins'^^^.
« Le cas fut rappporté à vostre conseil. Vous protestâtes non contrevenir
1 5 5 aux Destins. Les Destins estoient contradictoires. La vérité, la fin, l'effect de deux contradictions ensemble feut declairée impossible en nature. Vous en suaste^ d'ahan^-'^. De vostre sueur tombant en terre nasquirent les chous cabutt^y^^. Tout ce noble consistoire, par dejault de re solution catégorique'^'^''-.
Ligne 152. I : debvoit — 1. 1 5 5. I : deh'oit — 1. 1 5 4. G : protestate — 1. 155. H, I : estoyent — 1. 1 5 7. F : vous en suaste ; I : suastes — -H, I : cbou-:^ — - 1. 158. H, I : deffaulf
Gualther traduit AT|;j.ovï,i!o.) par Monesio : R. a purement et simplement calqué le mot et ne s'est probablement pas soucié de l'identifier (communication de M. Merlin Thomas).
117. Comparer 1. I, ch. xxxix, 1. 40, 1. III, ch. XLiv, 1. 44, et Quart Livre, ch. XLvr,
I. 77 (éd. M.), cf. Sainéan, I, 404 et notre article, Rabelais et la réforme de la justice, Eibl. d'Hum. et Ken., 14, 1952, p. 189 (édit de Moulins, août 1546). (M.)
118. R. — ou son imprimeur ? — affectionne les formes fortes analogiques, au lieu des formes faibles régulières devait, etc., qui sont dans I. Bien que la confusion soit grande à l'époque (Brunot, Histoire,
II, 350), il est possible que ce soit un faux archaïsme. Cf. n. 78. (M.)
119. Légende ancienne, connue d'Ovide, {Métam., VII, V. 790) ; de Pausanias {Voy. bist., 1. XIV, c. 19); d'Heraclite (llep'. asiOTiov, § 30); mais que Rabelais a copiée dans VOnomasticon de J. Pollux (1. V, ch. 5, Historia de canum génère, trad. R. Gualther, Bâle, R. Winter, i54i> in-8°, p. 227-
228). — Cf. Plattard, L'iruvrc de Rabelais, p. 245. (D.)