Jean Richafort, élève de Josquin des
Prez, maître de chapeUe de l'église Saint- Egide de Bruges de 1543 à 1547.
191. Hilaire Rousseau, chantre à la chapelle de François I*'', mort à Tours en 1357 (M. Brenet, Deux comptes de la chapelle de musique des Rois de France, dans Sammelbande der Internationalen Musik Gesellschaft, VI, 1904-1905, pp. I sq.).
192. Jean Conseil, prêtre de Paris, à la chapelle pontificale à partir de 1526 ; mort en 1536. (Pirro, op. cit., p. 306).
193. Costanzo Festa, chantre de la chapelle pontificale pendant vingt-huit ans, mort en 1545 (Pirro, op. cit . p. 288). Cf. A. Einstein, The italian madrigal, t. I, Princeton Univ. Press, 1949, p. 157 et ss.
194. Jacques Berchem, musicien flamand, organiste du duc de Ferrarc en 1555. Cf. J. Schmidt-Gorg, Berchem, dans Musik in Geschichte und Gegenwart, vol. I, 1950, col. 1675-1678.
195. Ce dizain se trouve, sans nom d'auteur, avec l'incipit : « Ung mari se voulant coucher... » dans le Recueil de vraye poésie franfoyse publié en 1544 par Denis Janot
« Neuf Olympiades, et un an ïntercalare "" après (ô belle mentule, voire,
di^Je, mémoire ! je solœcise'^^' souvent en la sjmholit^ation et colliguance'^^^
240 de ces deux mot^, je ouy Adrian Villarf^^^, Gomberf^^^, Janequin'^^'^,
Arcadelt^^'^, Claudin-''^, Certon^''^ Manchicourf^o'\ Auxerre^'^\ Vil-
Ligne 239. I : colligance
(Lachèvre, Kecueih collectifs..., p. 56). Il se retrouve avec musique de Jannequin dans le Tresieme Livre publié par Attaingnant en 1545. En 1574 il est attribué à Mcllin de Saint-Gelais (Droz, E., Humanisme et Ken., III, 1936, p. 203, n. 5). Il ne paraît pas douteux que R., en commençant son énumération par les grands maîtres du temps de Charles VIII et de Louis XII, a voulu situer l'épisode à cette époque, celle où précisément les Molinet, les Crétin, les Lcmairc commencent à faire une place de choix aux musiciens dans la littérature, mais, à son habitude, l'exactitude est le moindre de ses soucis, puisque les six derniers qu'il cite sont de la génération suivante et que la musique du dizain qu'ils chantent est d'un musicien qu'il a placé dans le groupe suivant. (M.)
196. « Olympiades, manière de compter les ans entre les Grecs, qui estoit de cinq en cinq ans. An intercalare , on quel escheoit le Bissexte, comme est en cette présente année 1552. Plinius, lib. 2, cap. 47 », Br. Déclar. R. a confondu Olympiade, espace de quatre ans, et lustre, espace de cinq ans. Quant à Van intercalare, il appartient au calendrier julien, et est donc étranger au système de computation par Olympiades — • où l'an intercalare est celui où s'ajoute le mois intercalaire, £;j.6'JXi;jlo;. La confusion entre Olympiade et lustre n'est pas propre à R. : les computistes en discutent, cf. Gyraldi, De annis et mensibus, Bâle, 1541, p. 17 et 18. (M.)