‹ Œuvres. Éd. critique publiéeChapitre 6 sur 258 · Habillé. Sens non péjoratif, cf. 1. I, ch. LVi, n · texte numérisé non relu

Habillé. Sens non péjoratif, cf. 1. I, ch. LVi, n

44. Faire le beau. De gorgias « bien proprement et mignonnement habillé » (Duez, dans Godefroy, Dict., IV, 310), adjectif à la

EPISTRE LIMINAIRE

mais pour le gré du malade lequel je visite, auquel seul je veulx entièrement complaire, en rien ne l'offenser ne jascher. »

Vlusy a. Sus un passaige du père '"■' Hippocrates on livre cy dessus allégué ", nous suons, disputa» s et recherchans non si le minois '^^ du medicin chagrin, 45 tetrique*'\ reubarbatif-''', Catonian'"^, mal plaisant, mal content, severe, rechigné, contriste le malade, et du medicin la face joyeuse, seraine, gratieuse, ouverte, plaisante, resjouist le malade : cela est tout esprouvé et trescertain ; mais si telles contri station s '"'^ et esjouissemens ^' proviennent par apprehen-

Ligne 41. H : veux — I. 42. G : offencer — 1. 43. H, I : passage recbiné — F : contristre — I : gracieuse — 1. 48. F : provienent

mode à la ("in du xv^ et pendant tout le xvi« s., cf. 1. Il, ch. VII, n. 41 et xxxii, n. 27.

45. Se parer avec magnificence. Dérivé de pompe assez fréquemment employé au XVI* s. aussi bien comme transitif que comme intransitif ou réfléchi, cf. Godefroy, Dict., et Mellerio, Lexique de Ronsard. (M.)

46. Père ne semble pas avoir ici la nuance de familiarité qu'il a de nos jours et qu'on rencontre déjà au xvii* s., cf. Diclion. général. C'est peut-être un latinisme, cf. Virgile, Aen., II, 2 : « Inde toro pater Aeneas sic orsus ab alto », imité par Ronsard, Franciade, 1. II (éd. Laumonier, Lemerre, 1948, III, p. 54) : « le père Dicée ». (M.)

47. « Quae languentibus grata sint, peragito. » Bref précepte d'Hippocrate, Epid., 1. VI, sect. 4, § 27, éd. Littré, t. V, p. 309. (D.)

48. Mine, le mot date de la fin du xv* s., R. Estienne, 1549, l'ignore encore, bien qu'il ait eu chez J. Lemaire (dans Godefroy, Dict., X, 156) le sens de « visage gracieux » que l'on retrouve chez Voltaire (dans Littré) ; Cotgrave, Oudin, Furetière lui donnent un sens péjoratif ou burlesque.

49. « Rebours, rude, maussade, aspre », Br. Déclar. Néologisme, du latin tetricus :

« sévère, sombre », dont la paternité semble remonter à R. On le rencontre encore dans Agrippa d'Aubignc, Les Tragiques, III, 5 76, mais il semble d'un emploi peu fréquent, bien que Furetière l'ait enregistré dans son Dictionnaire. (M.)

50. Rébarbatif, que R. écrit ailleurs, 1. III, ch. xxxviii, 77, rébarbatif suivant l'usage commun. Il est possible, comme le veut Marty-Laveaux, qu'il y ait ici un jeu de mots avec reiibarbe, cf. 1. III, ch, L, n. 30, dont la prononciation rhubarbe n'est attestée formellement qu'au XVI16 s. (Thurot, 1, 45 3), car rébarbatif n'a échangé son préfixe populaire re- contre le préfixe savant ré- qu'au xvii^ s. (Brunot, Histoire, IV, i, p. 194 et Thurot, 1,138). (M.)

51. « Sévère comme feut Caton le Censorin », Br. Déclar. Emprunté par R. au lat. catonianus, Mart., IX, 28, 14, repris après lui par De la Porte, Epitbètes, 70 r" et Larivey, Le Laquais, II, 3 — mais chez ce dernier au sens de « de Caton » — sous la forme catonien (cf. Huguet, Dict.). (M.)

52. Afflictions. Emprunté au latin patristique contri statio au xv* s., et que R. a pu trouver chez Lemaire de Belges, mais qui reste rare même chez les latiniscurs (cf. Huguet, Dict.). (M.)

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