PROLOGUE DE L AUTHEUR
310 //(?« (ies Cieu/x, la constellation des Astres et aspect des Planettes^^'*, que quiconque s coingnée perdera ^^' souhdain deviendra ainsi riche ? Hen, Ijen, lia ! par Dieu, coingnée, vous sere^ perdue, et ne vous en desplaise ! » Adoncques tous perdirent leurs coingnée s. Au diable l'un à qui demoura coingnée ! Il n'es toit fils^ de bonne mère qui ne perdist sa coingnée. Plus n'estoit abbatu, plus n' estait
3 1 5 jendu boys on pays, en ce dejault de coingnée s.
lincores dict l'apologue JEsopicque que certains petit;^^ JanspiW hommes "^^
Ligne 312. I : déplaise — 1. 3 1 } . I : l'ung — \ : ne estait — 1. 3 1 5 . H : </« boys — \: au
280. « La cclcstc machine, que les philosophes appcUcnt la quinte essence, c'est-àdire d'autre et plus simple nature que les quatre elemens, est divisée en huit orbes et ciels particuliers, contiguz l'un a l'autre et concentriques... et discernez par les propres mouvemens particuliers des astres qui sont differens l'un de l'autre ». Le cercle extérieur, ou firmament, est le ciel des étoiles fixes « observans fixe et invariable distance entre elles ». Les sept autres cieux inférieurs sont ceux de chacune des sept planètes (Fine, Sphère, 1. L ch. m, éd. 1551 (a. st.), p. 3). La révolution des cieulx désigne le mouvement des huit cieux : « lesdits orbes célestes sont colloques l'un dedans l'autre, faisans leurs révolutions sur divers pôles et en divers espaces de temps... en tournant autour de leur dit commun centre » (jbid., p. 4) ; la constellation des astres désigne les figures formées par les étoiles fixes : « Les Grecs nomment telles figures asterismi, les latins signa et le commun, constellations ou images célestes » (J. P. de Mesmes, hes Institutions astronomiques, Paris, 1557, in-f", p. 7) et particulièrement les douze constellations zodiacales; V aspect désigne la situation respective des planètes dans le zodiaque à un moment donné :
« commençans aux aspecs, nous dirons qu'il y en a de cinq sortes, assavoir : conjonction, sextil, trine, quart ou quadrat, et opposi-
tion » (Cl. Daniot, Introduction au jugement des astres, Paris, 1558, ch. vi, p. 27-29). L' « influence » des astres sur les événements et les hommes varie suivant la façon dont les planètes et les constellations sont disposées. Le mot astre, bien qu'assez ancien, passe à l'époque pour un néologisme :
« quant aux estoiles, le courtisan les appelle plus volontiers astres qu'estoiles, usans du mot poétique », H. Estienne, Dialogue du nouveau langage français italian., éd. Bonneau, \, p. 240. (.NL)
281. Sur ces formes en -era, dont la prononciation est d'ailleurs indécise, cf. Thurot, L 143-144. Brunot, Histoire, W, 359-360, Fouché, Verbe, p. 592 et 395.
282. Equivoque courante pour gentilhomme que Tabourot explique ainsi :
« gentilshommes, quasi hommes gentils sur les autres mais aujourd'hui depuis que chaque canaille les contrefait, on dis genspillehommes » (Sainéan, IL 413). Le mot gentilhomme n'avait plus, en effet, par luimême, un sens élogieux, il n'indique plus que l'appartenance à une catégorie sociale légalement et surtout fiscalement définie. Le Parlement parle tout uniment « de plusieurs gentilzhommes et autres mauvais garsons du pais de Poictou » (Arch. Nat., X'* 91, 20 déc. 1540, Toumelle), dans Marichal, R. L^s Compagnons de Roberval, Hum. et Ren., L p. 61. (M.)
de bas reliej-^^, qui à Cotùllatris avaient le petit pré et le petit moulin vendu pour soy gourgiaser -^* à la monstre ■^^, adverti^ que ce thesaur luy estoit ainsi et par ce moyen seul advenu, vénèrent leurs espêes pour achapter coingnées,
320 affin de les perdre, comme f ai soient les paysans, et par icelle perte recouvrir "^^^ /Hontjoye-^"' d^or et d^ argent. Vous eussiez proprement dict que /eussent petitt^ Romipetes-^^, vendens le leur, empruntons Paultruy, pour achapter mandat:^ à tas d'un pape nouvellement creé-^^. Et de crier, et de prier, et de lamenter et invocquer Juppiter. « Ma coingnée,ma coingnée, Juppiter ! Ma
325 coingnée décria, ma coingnée delà, ma coingnée, ho, ho, ho, ho ! Juppiter, ma coingnée ! » Uair tout autour retenti s soit aux m s et hurlemens de ces perdeurs de coingnées.
Mercure feut prompt à leurs apporter coingnées, à un chascun ocrant la
Ligne 318. H, I : gour^aser — 1. 321. H -.fussent — 1. 322. H : vendons ; I : vendants — I : empruntants — G, H, I : autruy — 1. 323. H, I : mandats — 1. 325. I : ho, ho, ho, ho, ho. — 1. 326. D, E, F, G : au cris ; H, I : aux — 1. 328. H, I : leur
283. « Gentleman of low degree », Cotgrave. Bas-relief, au sens artistique, n'apparaît en français qu'au milieu du xvii'= s.; l'a. fr. dit basse-taille. R. l'emprunte à l'italien en jouant sur les expressions basso-rilievo : « basse-taiUe », cosa di riliero, affare di moUo rilievo : « affaire importante », cf. l 'ocabolario deW Accademia délia Crusca, v« rilievo. (M.)
284. Soy : emploi normal en ancien français de la forme forte devant l'Infinitif après une préposition régissant l'Inlinitif (Foulet, Sjitta.\e, § 187), qui est au x\i« s. un archaïsme, cf. Huguet, Syntaxe, p. 67 et Brunot, Histoire, II, 415 sq. — Gourgiaser ; Cf. Ep. lim. n. 44.
285. « Reveùe qu'on fait des trouppes, pour voir si elles sont complètes et pour en régler la marche et le payement. » (Furetière).