Pâturages
273. De la petite volaille; l'expression semble propre à R. (cf. Godefroy, Dict., V, 246), mais, comme le dit Furetière, « menu se dit aussi de tout ce qui est plus petit en son genre étant comparé à un plus gros » ; cf. du menu pour de la petite monnaie dans G. Bouchet, Sérées, 1. III, p. 54 (Godefroy, ibid.), du petit linge, chez les blanchisseurs, des « foyes, bouts d'ailes », etc., chez les rôtisseurs, dans Furetière. (M.)
274. Michel de BaUan, seigneur de Maulevrier, voisin des Rabelais, cf. 1. I, ch. xxxix, n. 61.
hes francs gantiers "^'''^ et Jacques Bonshoms-'^ du voysinage, voyants ceste heureuse rencontre de Couillatris, /eurent bien estonnet^ ; et f eut, en leurs esprit:<^, la pitié et commisération, que au par avant avaient du paouvre Couillatris, en envie changée de ses richesses tant grandes et inopinées-''^. Si commencèrent 5°5 courir, s'enquérir, guementer-'^, informer par quel moyen, en quel lieu, en quel jour, à quelle heure, comment et à quel propous luy estoit ce grand thesaur -'* advenu. Entendens que c' estoit par avoir perdu sa coingnée : « Hen, hen, dirent ils^, ne tenait il qu'à la perte d'une coingnée que riches ne /eussions ? Le moyen est facile et de coust bien petit. Ht doncques telle est on temps prx sent la revolu-
Ligne 301. I : vqysinaige — 1. 302. D, E : heureu e ; F, G, H, I : heureuse — 1. 303. G : paovre — 1. 306. I : propos — 1. 307. I : Entendants — 1. 308. D, E, F, G : dirent il ; H, I : //^ — 1. 309. H, I : doncq — \ : au temps — H, I : présent
275. Ou Franc Gautier, paysan, cf. 1. I, Prol., n. 112 et ch. xxiv, n. 25, type idyllique de la vie pastorale, bien connu de R. par les Contredits du Franc Gantier de Villon, et, peut-être, par le Banquet du Boys, Paris, vers 1525, qui contient, outre les Contredits, l'œuvre initiale, les Dits de Franc-Gontier, de Philippe de Vitry ; cf. Montaiglon, Ane. poésies fr., X, p. 193, et la note de Marot sur le poème de Villon dans Godefroy, Dict., IV, 125. (M.)
276. Paysans. Formé du prénom, Jacques, synonyme de paysan (xiv* s.), et de Bon/jomme, employé dans le même sens; c'est au milieu du xiv" s. que les deux mots se joignirent, cf. Chronique latine de Guillaume de Nangis (anno 1356), éd. Géraud, 1843 (Soc. de l'Hist. de Fr.), II, p. 257 et Luce, S., Histoire de la Jacquerie, 1859, p. i; Sainéan, II, 486. La forme archaïque -Ijom, cf. n. 44, se trouve encore dans Roger de C^ollerye (dans Huguet, Dict., v° Bonhomme). (M.)
277. Fin de l'histoire de Couillatris, chez Esope : « Revenu près de ses camarades il leur conta son aventure. L'un d'eux se mit en tête d'en obtenir autant. Il se rendit au bord de la rivière et lança à dessein sa
hache dans le courant, puis s'assit en pleurant. Alors Hermès lui apparut à lui aussi, et apprenant le sujet de ses pleurs, il plongea et lui rapporta aussi une cognée d'or, et lui demanda si c'était celle qu'il avait perdue. Et lui, tout joyeux, s'écria : « Oui, c'est bien elle. » Mais le dieu, ayant horreur de tant d'effronterie, non seulement garda la hache d'or, mais il ne lui rendit même pas la sienne. — Cette fable montre que, autant la divinité est favorable aux honnêtes gens, autant elle est hostile aux malhonnêtes. » (S.)
278. S'informer avec insistance. Vieux mot, usuel sous la forme se guermenter, a. fr. gramenter qui signifie d'ordinaire « se plaindre » (cf. le germ. grani) et que R. Estienne traduit ingemiscere, cf. Sainéan, II, 123, et 1. I, ch. XLix, n. 10 ; R. lui donne toujours le sens de « demander » avec une nuance d'anxiété, d'intérêt extrême, cf.
1. III, ch. X, 1. 96, et 1. IV, ch. xxviii, 1. 40, XLViii, 1. 20 (éd. M.) qui est aussi dans Cotgrave ; Godefroy {Dict., IV, 335) signale le sens voisin de « s'occuper de quelque chose avec beaucoup de soin et d'activité », en Anjou, Bas-Maine, Perche, etc. (M.)