Successivement, lat. successus, R
emploie le mot pour la première fois en fr. au 1. III, ch. XLiii, 1. 65 -.en succès, mais la langue administrative avait déjà, à plusieurs reprises, essayé successivement, succe s ser, sttccessement, successeresse (Godefroy, Dict., VII, 586, X, 722). (M.)
42. Meleagris gallopavo, Cuv. Dindon, coq d'Inde. — Pendant la saison des amours, ou lorsque l'oiseau est excité, ses caroncules se gonflent, s'érigent et se colorent plus vivement. (D.)
CHAPITRP. II
choses voisines. Près de Panurge vestu de sa toge bure ", le poil luy devenoit gris; près de Pantagruel vestu de sa mante d'escarlatc, le 70 poil et peau luy rougissoit; près du pilot vestu à la mode des Isiaces de Anubis en Egypte **, son poil apparut tout blanc. Les quelles deux dernières couleurs sont au chameleon déniées. Quand hors toute paour et affections il estoit en son naturel, la couleur de son poil estoit telle que voiez es asnes de Meung '"'.
Ligne 68. H, I : vqysines — 1. 72. I : quant — 1. 74. G, H, I : vqye-:^
43. Couleur de bure, cf. 1. III, ch. vu, 1. 12 sq. et n. 12 et 26. Désigne en a. fr. le « brun », cf. 1. III, ch. xxxi, 1. 4, les moines betirs, qui doivent être les franciscains ; mais c'est l'idée de sombre qui domine plus que la nuance : le bureau est fait de laine noire, cf. Olivier de Serres dans Huguet, Evolution, p. 294 : il y a un bure l gris dans Montaiglon, Fabliaux, CXVI (Enlart, Manuel d'Archéologie, III, Le Costume, 19 16, p. 52, n. 4), et le poitevin, le bourbonnais, l'angevin, le patois de Loches donnent à bur et à ses dérivés le sens de « gris » (Wartburg, Fr. Etym. Worterb., I, 630). R. seul a bur au xvi" s. (Huguet, Dict.). (M.)
44. Le culte d' Anubis, le dieu à tête de chien, était associé à celui de sa mère, Isis (Egypte). Les prêtres de celle-ci {Isiaci) étaient vêtus d'un habit de lin (/.'.vorzoXîa) pour évoquer l'éclat de l'éthcr : Sià itjV /poav, T,v 10 Xïvov àvOo'JV àv(n<Ti, -fi Tispi- E^oJTr, Tov y.oiTijiov a'.flEpîfu ■/ tl^otz''i-i,z<. tioojeotxuTav (Plutarque, De Iside et Osiride, 352). Dans le Tiers-Litre (ch. li, n. 62), Rabelais « ornait » les Isiaces de pantagruclion. (S.)
45. Meung-sur-Loire (Loiret), pays renommé pour l'abondance de ses ânes. Pline (VIII, 52) note que le tarande, en son pelage naturel, a la même couleur que l'âne. (D.)
Comment Pantagruel repceut letres de son père Gargantua, et de l'estrange manière de sçavoir nouvelles bien souhdain des pays estrangiers
et loingtains.