Pâturages
35. La peau des poulpes est colorée par des chromatophores rétractiles, et la teinte de l'anirtml s'harmonise avec celle du milieu (mimétisme), grâce aux modifications de ces plages pigmentaires. « Pour s'emparer des poissons qui sont sa proie, [le polype] change sa couleur; et il prend celle des rochers qu'il côtoie. » (Aristote, H. A., ÎX, 25.) (D.)
34. Thos, pluriel Thoes, nom tiré de Pline (VIII, 52) ; « Les Thoes (« espèce de loups dont le corps est plus long et les jambes plus courtes, sautant avec agilité, vivant de chasse et ne faisant aucun mal à l'homme), ... changent de fourrure et non de couleur. Couverts d'un long poil pendant l'hiver, ils sont nus pendant l'été. » On peut y reconnaître, avec Bochan, le chacal {Canis aureus, L.). Sur l'identification de cette
qui est une espèce de lizart ^" tant admirable que Democritus a faict un livre entier de sa figure, anatomie, vertus et propriété en magie ^*.
(>° Si est ce que je l'ay veu couleur changer, non à l'approche seulement des choses colorées, mais de soy mesmes, selon la paour ^^ et afFections qu'il avoit. Comme sus un tapiz verd, je l'ay veu certainement verdoyer; mais y restant quelque espace de temps, devenir jaulne, bleu, tanné *", violet par succès ^^ : en la façon que voiez la creste des coqs
65 d'Inde couleur scelon leurs passions changer *2. Ce que sus tout trouvasmes en cestuy tarande admirable est que, non seulement sa face et peau, mais aussi tout son poil telle couleur prenoit, quelle estoit es
Ligne 64. H, 1 : succe^ — H, I : voje^ — 1. 65. I : selon
espèce, cf. les annotations de Cuvier à la traduction de Pline par Ajasson de Grandsagnc, t. VI, p. 454-455- (D.)
3 5 . Sainéan l'identifie avec le loup-cervier ou lynx du Nord (H. N. R., p. 79), ce qui est peu probable. Cet animal est cité par Pline C\'III, 52), qui lui assigne l'Inde pour patrie, et dit qu'il change de couleur. Solin le place en Ethiopie, se bornant à noter la teinte variée de son pelage, déjà signalée par Pomponius Mêla (III, 9). Cuvier l'assimile au guépard {Cynailurus jubatus, Erxl.), félin à crinière, au pelage fauve moucheté de noir (mais dont la teinte ne varie pas à volonté comme celle du caméléon). L'espèce-type est de l'Asie occidentale et de l'Inde. La forme abyssine, simple variété, a été décrite sous le nom de C. guitatus, Hcrm. (D.)
}6. Mot attesté dès le xii* s., mais animal encore rare et peu connu en France au xvi^ s. Rabelais dit (1. V, ch. 30) en avoir vu un à Lyon chez le médecin Charles Marais. — Cbameko vulgaris, Cuv., saurien vermilingue dont la peau, grâce à ses chromatophores, est douée de mimétisme. Fait déjà noté par Pline : « Coloris natura mirabilior : mutât namqiie eum siibinde, et oculis, et
caiida, et loto corpore, redditque semper quemciimque proxime attingit, praeter rubriim candidnmqtie. » (H. N., VIII, 51). (D.)
37. Lézard, lat. lacertum, forme fréquente en Touraine, Vendée, Poitou, et jusqu'au Berry, Atlas linguist., 766, Poirier, p. 47.
38. Il ne reste rien de ses ouvrages, que des mentions chez les compilateurs ultérieurs : « Chameleonem peculiari volumine dignum existimatum Democrito » (Pline, XXVni. 29). Cf. Cuvier, Hist. Zoologie. (D.)