HERE D A
JLj n F i n le sort , pour combler notre envie , Nous réunit à vos genoux ;
Il est bien doux do vous devoir la vie, Plus doux de vivre auprès de vous.
Mieux que le sang votre bonté nous lie; Et nous doutons, en vous voyant, Si c'est la mère ou bien l'amie Qu on chérit le plus tendrement.
En vous l'esprit , la douceur et la grâce , Sont d'accord pour charmer les cœurs;
Sur chaque instant que près de vous on passe Vous semez de nouvelles fleurs;
Selon nos vœux , votre amitié touchante Se répand sur chacun de nous :
Chacun de sa part se contente , Et jouit <le celle de tous.
Nous ignorons , dans notre trouble extrême,
Si nos efforts vous auront plu ; Par grâce au moins , n'accusez que vous-même
Du peu de succès qu'ils ont eu ; Chacun de nous avait perdu la tête;
Sur vous tous les yeux sont tournés.
On vous préparait une fête,
Et c'est vous qui nous la donnez.
Vous avez l'art d'effacer les plus belles ,
Et de fixer les moins conslans; Pour vous le temps et l'amour n'ont point d'ailes ,
Pour vous l'envie est sans serpens.
A tant d'attraits, à de si douces armes Quels hommages ne sont pas dus?
C'est un tribut que tous les charmes
Font rendre à toutes les vertus.
A. M.me d'Aramberg , qu'elle appelait sa sœur dans son enfance.
Vous, que pour sœur j'avais si bien choisie
Avant l'âge de faire un choix ; Vous, qu'à ces lieux toute la France envie,
Dès long-temps sur vous j'ai des droits.
Sachez aimer comme tous savez plaire ; Votre cœur se doit à nos cœurs ; Et par tendresse pour le frère , JN allez pas oublier les sœurs. ■
COUPLET