SUR UN DÉFI DE RIMER EN ONCLE
Air : Que ne suis-je la fougère !
Un veut que je rime en oncle ,
Plaignez ma condition ; Rime en oncle ne fut onc le
Refrain d'aucune chanson.
Pour finir je prendrai doTic le
Parti de dire que l'on Trouve encor plus à mon oncle De rime que de raison.
1 Ces couplets ont été faits chez le duc d'U***, à l'occasion d'une fêle donnée chez lui pour le mariage du duc d'A*** avec mademoiselle de L4**.
«o OEUVRES
COUPLETS
M. de Boufflers ayant été envoyé à
madame de***, fit à sou retour les couplets suivans.
Air : Et j'y pris bien du plaisir.
XL n iv ré du brillant poste Que j'occupe en ce moment, Dans une chaise de poste Je me campe fièrement , Et je vais en ambassade, Au nom de mon souverain, Dire que je suis malade. '..
Et que lui se porte bien.
Avec une joue enfle'e Je débarque tout honteux :
La princesse boursoufflée , Au lieu d'une en avait deux ; Et son altesse sauvage Sans doute a trouvé mauvais Que j'eusse sur mon visage La moitié de ses attraits.
1 ÎI avait une fluxion sur la joue.
Air : Que ne suis-je la fougère !
Princesse, le roi mon maître Pour ambassadeur m'a pris :
Je viens vous faire connaître L'amour dont il est épris :
Quand vous seriez sous le chaume, Il donnerait , m'a-t-il dit , La moitié de son royaume Pour celle de votre lit.
Air : Et j'y pris bien du plaisir.
La princesse à son pupitre Compose un remerciaient ; Elle me donne une épître Que j'emporte lestement ; Et je m'en vais dans la rue, Fort satisfait d'ajouter A l'honneur de l'avoir vue Le plaisir de la quitter.
Air : Ne v'ia-t-il pas que j'aime.
De ces beaux lieux en revenant
Je quitte l'excellence , Et je reçois pour traitement
Cent vingt livres de France ■
1 Le prix de la poste.
COUPLETS