‹ Œuvres. Éd. seule compléte, ornée de seize gravures et du portrait de l'auteurChapitre 39 sur 102 · LA FEMME ET LE PHILOSOPHE · texte numérisé non relu

LA FEMME ET LE PHILOSOPHE

CHANSON

Air : L'avez-vous vu mon bien-aimé ?

LE PHILOSOPHE

Pour la raison, C'est un poison Que d'avoir lame tendre.

LÀ FEMME

De ce poison

N'a pas raison Qui cherche à se défendre.

LE PHILOSOPHE

Douce raison !

Triste poison !

LA FEMME

Charmant poison!

Triste raison!

LE PHILOSOPHE

Point de poison, A la raison Il faut bien qu'on se rende.

LÀ FEMME

Point de raison, C'est du poison , Monsieur, qu'on vous demande.

COUPLETS

Mademoiselle de B**% pour qui ils onl été faits, conservait la fraîcheur de son teint avec des blancs d'œu fs.

Air : O ma tendre musette !

Ctens de Paris, vous êtes Sans esprit, sans attraits; Jamais sur vos toilettes Vous n'avez mis d'œufs frais:

Vojez mademoiselle, Qui ne manqua jamais D'ôter, pour être belle, La vie à six poulets.

Tous les jours ses gros charmes Sont armés d'un couteau ; Le poulailler en larmes La prend pour son bourreau:

La fille, d'un air ferme, Met les œufs en éclats ; Elle y trouve le germe De cent nouveaux appas.

D'une action si dure , La poule en vain se plaint, Le coq en vain murmure Du besoin de son teint, Plus fraîche que l'aurore; La vierge s'embellit ; La poule gronde encore , Mais le coq applaudit.

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