EN LUI ENVOYANT LE CONTE D'ALINE
O vous que nous adorons tous,* Sans vous avoir appris combien vous êtes belle ; Qui pouvez dans vos fers voir maint amant fidelle, Sans vouloir en souffrir un seul à vos genoux;
Sous prétexte d'être parfaite, Vous n'êtes pas sensible , et pas même coquette ;
Vous avez toute la candeur
D'Aline sortant du village ; D'Aline reléguée en un désert sauvage, j
Votre esprit a la profondeur.
Je serais peu surpris que le sceptre du monde A vos attraits un jour en tribut fût donné ;
Mais je serais bien étonné Que vous fussiez jamais la reine de Golconde.