VERS A UNE DAME
NÉE SOUS LE SOLSTICE d'ÉTÉ.
Un vous ébauchait en automne,
On vous finit pendant l'été; Vous pourriez ressembler à Cérès, à Pomone,
Mais , à dire la vérité , Vous tenez de plus près à Flore qu'à personne.
Tout l'univers fit son devoir,
Au moment où vous êtes née; Le soleil s'arrêta pour vous mieux recevoir ;
Et depuis , la terre étonnée A trouvé que les jours les plus longs de l'année,
Sont encor trop courts pour vous voir.
il OEUVRES
MADRIGAL
IjE premier jour que je la vis, J'aperçus sa beauté, mais je n'aperçus qu'elle;
Et le jour que je l'entendis,
Je la trouvai bien plus que belle.
J'admirai son esprit, je louai se» attraits, Sans penser que mon ame en serait enflammée; Si j'avais su d'abord combien je l'aimerais,
Je ne l'aurais jamais aimée.