V. 1796. — Item, donne a maistre Lomer
Une délibération du Chapitre de Notre-Dame, en date du 29 octobre 1456, désigne maître Pierre Lomer, appartenant audit Chapitre, de
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faire évacuer certaines rues de la Cité habitées par des femmes de mauvaise vie. « Placet Dominis quod Lomer faciat evacuare meretrices existentes versus domum Leonis et Ursi in Civitate, et cum ipso conférât camerarius clericus. » (Arch. nat. LL. 119, p. 39). Ce document, publié pour la première fois dans l'ouvrage de M. Pierre Champion (t. II, p. 365), permet de saisir le sens du huitain. On comprend que ces prostituées « fille en chief ou femme coeffee » mettent en œuvre tout leur arsenal d'agaceries et de séduction (?) pour s'attirer la bienveillance si précieuse de monseigneur le chanoine, et que celui-ci ne fasse aucun cas de leurs avances. Toutefois, si fantaisie lui prenait de « Faire un soir cent fois la fafîée », la bagatelle, l'amour, il ne lui en coûtera rien. L'intervention, en pareille occurrence, d'Ogier le Danois, le vengeur de l'innocence (n'oublions pas qu'il s'agit de « filles communes ») n'en est que plus plaisante.
v. 1797. — Comme extraict que je suis de fec.
Villon suppose qu'une fée a présidé à sa naissance.
Le chasteau fut fait d'une fee.
Si comme il est par tout retraict.
De la quelle je suis extraict.
Le Roman de Méhisinc, fr. 20041, fol. 2. — Villon feint de croire qu'il rentre dans le pouvoir des fées dont il se dit « extraict » de nous faire aimer des femmes. Cf. une recette à ce sujet dans le fr. 1719 : Pour vous faire aytner aux femmes, fol. 19. Schwob l'a publiée dans sou Parnasse satyrique, p. 63-65.