V. 1829. — Je donne deux heaitJx peti\ pages
Le Chevalier du Guet, comme les autres officiers de la Cour de Parlement, avait des pages dont l'effronterie et la turbulence attirèrent souvent sur eux la sévérité de cette même juridiction souveraine. Voici, à la date du 14 mars 1463, un arrêt les concernant : « La Court a ordonné et ordonne estre faicte dcfence aux paiges et .serviteurs des presidens, conseillers et autres officiers de ladite Court et de ceulx qui viennent en cest Palais, sur peine d'estrc batuz de verges par les carrefours de ceste ville de Paris, et d'estre pilleriez et banniz de ce royaume, que doresenavant ih ne exigent aucunes bienvenues de paiges nouveaulx venuz ne, ou reffuz de ce, les gaigent ou baculent, et aussi qu'ilz ne s'entrebatent de cousteaulx, dagues ne autres basions. Et ne jouent aux dez. Et ne se tiennent dessoubz la porte du Palais, mesmement quant les lesditz presidens, conseillers et autres viennent audit Palais ou en
retournant d'iceluy. Et oultre, qu'ilz ne couppent ou ostent brides, estriers, housses, et facent aucun empeschement ou préjudice des dessusditz. Et a esté ladite defence leue et publiée cedit jour. » Dupuy, 250, fol. 60 v" ; fr. 5908, fol. III.