‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 149 sur 269 · V. 1910. — Fussent gens alarmes ou tonnerre · texte numérisé non relu

V. 1910. — Fussent gens alarmes ou tonnerre

Dans des lettres patentes de Louis XI de 1464, il est question d'« aucuns meus de mauvais esperit et en damnable propos... eulx efforçans par séduction et autrement troubler et empescher le bon estât du royaume qui estoit si paisible et en si grant tranquillité que marchandise courroit franchement par tout, chacun vivoit paisiblement en sa maison, fussent gens d'église, nobles, bourgoys, marchans, laboureurs ou autres toutes manières de gens estranges ou du royaume... » Fr. 5268, fol. 157.

— ou tonnerre. « Car oye la cloche, les esclars et les tonnerres s'apaisent. » Guil. Durand, Le Racional des divins offices (Paris, Antoine Vérard, 1508, in-fol.), chap. IV, fol. xix». — Dans une pièce comptable des archives municipales d'Audenarde, on relève le nom d'un certain Coffien de Clivière qui a reçu « un salaire pour avoir sonné le carillon a l'honneur de la Sainte Eglise, et pour avoir sonné la cloche a plusieurs reprises contre le tonnerre. » Léon Delaborde, Comptes des ducs de Bourgogne, t. II, p. 394. — Les cloches de Notre-Dame n'étaient sonnées que dans les grandes circonstances. C'est ainsi que dans son testament, Denis de Mauroy, qui était pourtant un personnage considérable, venant à parler de la sonnerie des cloches, ordonne qu'elles « seront cliquetees aux deux grosses cloches de la tour sans les sonner a branle. » Tuetey, p. 5 30.

CLXVII. — Villon laisse quatre miches aux sonneurs recrutés d'habitude parmi les pauvres hères, et choisit naturellement pour cet office deux riches marchands et bourgeois de Paris.

V. 1912-13. — Les sonneurs atironl quatre miches Et, se c'est peu, dcmy dou:i^aine...

«Item, je vueil... qu'on donne du pain et du vin aux sonneurs, et qu'ilz soient paiez de leur peine. » Tuetey, p. 532.

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