V. 1934. — Et Vautre? Michiel Jouvenel
Sur l'origine de la famille des Jouvenel qui a donné lieu à tant d'opinions contraires, cf. le mémoire de MM. A. de Boùard et Ch. Hirschauer. Les Jouvenel des Ursins et les Orsini, dans les Mélanges d'archéologie et d'histoire publiés par l'Ecole française de Rome, t. XXXII (1912), p. 49-67, où l'origine commune avec la famille romaine est pleinement établie, et cela en conformité avec les conclusions de M. Paul Durrieu développées vingt ans avant dans V Annuaire-bulletin de la Société de l'Histoire de France, t. XXIX (1892), p. 193-221 (205-207).
CLXX. — A leur défaut, Villon choisit trois vieilles connaissances assez peu recommandables, et sans le sou ou à peu près.
v. 1936; 38. — Mais ou cas qu'il:^ s'en excusassent, Ou totalement récusassent...
Ces imparfaits du subjonctif qu'on pourrait croire mis là comme une parodie du style notarial ou autre, étaient d'un emploi courant dans la langue du temps. Alain Chartier n'avait-il pas écrit (au passé défini) dans le Dit de la Paix :
Pensez de que vous venistes et yssistes, Et dont les armes prenistes et tenistes.
Fr. 15548, fol. 244. — (( Je vueil ou cas que les quatre exécuteurs cy ay dessus nommez n'y pourroient entendre tous ensemble, que les deux ou les trois pussent faire et acomplir ce que dessus est dit. » Tuetey, p. 382.
v. 1940. — • Institue, gens de bien très.
Il y a là une série d'équivoques : l'adverbe très qui marque le super-
latif, l'adjectif numéral trois prononcé In's comme son correspondant latin très.
Trois hommes de bien et d'onneiir (v. 1945).
Ce rejet de l'adverbe ou de l'adjectif à la fin de la proposition qui affecte ici une forme plaisante, s'employait également dans le style sérieux. « Ung pou devant on avoit changé des eschevins deux. » Journal d'un bourgeois de Paris, p. 284 (dernière ligne). De même en italien l'adverbe molto se place également bien avant l'adjectif dont il intensifie le sens, ou après la proposition exprimée. «... una gentile donna di molto piacevole aspetto (La Vita nuova, chap. v) ; et « una donna giovane et di gentile aspetto molio. » Ibid., chap. vin.