V. I . — Je vienrs de seuf auprès de la fontaine
O donne soif, mais Fdonne seuf, graphie qu'on peut considérer comme la « marque de fabrique » de Villon, cf. Test. 729, 1264. — Indépendamment des ballades du Concours de Blois qui furent composées sur le thème convenu : Je meurs de soif auprès de la fontaine [et qui ont été publiées dans l'édition de J. -Marie Guichard, on retrouve ce même vers dans la Moralité et Jigure sur la Passion de Nostre Seigneur Jhesucrtst par personnaiges bien dévote. C'est Nature qui parle :
Je meurs de soif auprès de la fontaine
Que voicy plaine De sang trcspur, tresprecieulx et digne...
Fr. 25466, fol. 2j^ (xve s.). J'ignore si ce poème est antérieur ou postérieur au « concours » institué par le duc d'Orléans.
v. 5. — En mon puis suis en terre loingtaine.
Allusion à la fois à son bannissement et au regret d'être loin de son cher Paris qui, pour lui, était tout son « païs >-. Déjà, dans le Lais, au moment de partir pour Angers, il avait dit :
Je m'en vois en païs loingtain (v. 63).