‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 205 sur 269 · V. 63. — Et au Fils de Dieu s' a loua · texte numérisé non relu

V. 63. — Et au Fils de Dieu s' a loua

— Littéralement « se fit 1' « apprenti », le « compagnon >' du l'ils de Dieu ; ici le « disciple ». Cf. Du Gange s. v. ullocaius.

V. 65-88. — Le seul mérite des huitains qui suivent est de présenter des données précises pour la biographie de Villon à ce nionieni critique de son existence.

Après avoir débuté par un proverbe dont il conteste d'ailleurs l'exactitude (huit. I;, Villon cite l'exemple de saint Jean-Baptiite qui prêcha la venue du Messie, et dont la voix gagna les foules accourues autour de lui. Il fut cause, ajoute Villon, que saint André glorifia Dieu de lui avoir fait connaître son fils qu'il ignorait jusqu'alors, et auquel il s'attacha comme disciple. Aussi Villon d'ajouter : « On doit dire du bien le bien «(huit. IIj. — Après ce préambule, il s'adresse à la jeune duchesse : « Envoyée de Jésus Christ, vous rappelez ici bas les malheureux qu'une loi rigoureuse avait proscrits et que la Fortune avait renversés. Je le sais par expérience : De Dieu, de vous, je tiens la vie. Bénie soit celle qui vous porta dans son sein !... On doit dire du bien le bien » (huit. III^. « J'affirme ici devant Dieu que je fusse créature morte sans l'effet de votre douce naissance dont l'action bienfaisante se manifeste si puissamment p.:ur l'amour dn prochain, et qui ressuscite et réconforte ceux sur lesquels la Mort allait porter la main. Votre présence me réconforte... On doit dire du bien le bien » fluiit. IV;. " Je me déclare entièrement à vos ordres ; à ce faire raison me porte de toute ma faible puissance. Maintenant, je n'ai plus cette profonde tristesse qui m'accablaîf ; je n'ai plus d'ennui quel qu'il soit. Je suis vôtre, et ne saurais plus m'appartenir. Q.ui me pousse à agir ainsi ? Droit et devoir... : (' On doit dire du bien le bien » (huit. V.) — La suite de la pièce est l'expression laudative des qualités et des vertus de la jeune princesse pour qui Villon proteste de son entier dévouement, et il signe sa déclaration : « Vostre povre escalier Françoys. »

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