I . — Qu'est ce que foy ? — Ce suis je . — Qui ? — Ton cuer
« Qu'est-ce que j'entends ? — C'est moi. — Qui ? — Ton cœur. » — « Et lors quant ledit suppliant l'aperçut, demanda deux ou trois fois qui estoit là, et ledit Lenoir respondit : « Ce suis je. » Lettres de rémission (mai 1474), dans la Revue rétrospective, t. IV (1834), p. 130. — Mettre un point d'interrogation après Ce suis je (Longnon, 2^, et 3e édit. (1914) constitue un contresens. C'est la même erreur qu'a commise ChampoUion dans son édit. des poésies de Charles d'Orléans, à propos du « Rondel CCXLIV » qui débute ainsi :
Qu'est cela qui vient si matin ?
— Se suis je. — Vous, saint Valentin ?
L'éditeur a mis un point d'interrogation après « Se suis je », p. 377. (Guichard, dans son édition, a fait une erreur d'un autre genre, p. 382.)
V. 4-5. — Quant je te voy retraict ainsi seulet, Com povre chien tapy en reculet.
Réminiscence de Guillaume de Lorris dépeignant Pauvreté :
Com povres chiens en un coignet, Se cropoit et atapissoit.
Le Roman de la Rose, t. II, p. 24, v. 454-55 (édit. L.). V. 12. — Tu as trente ans. — Cest Vaage d'ung mulet. François Villon. — III. 17
Ce vers vient fixer la date de la composition de cette pièce à 1461, et la confirme.