V. 1365. — Prins sur maistre Jehande Riiel
Jehan de Rueil AC : de Reyncl F; de Riiel 1. — Longnon qui, dans sa premicre édition avait donné la leçon Rueil a cru dans la seconde devoir adopter, pour la rime, le texte de F, Reyncl, qui ne correspond à aucun personnage connu. La leçon Rue! a justement été rétablie dans la troisième. Si la rime est quelque peu imparfaite, ce défaut est largement compensé par le mordant de la plaisanterie. Jean de Rueil était auditeur des causes au Châtelet à la juridiction duquel appartenaient de même Mautaint, Basennier, Rosnel et « Le seigneur qui sert saint Cristofle ». Comme on le voit ici encore, Villon a tendance à grouper les personnages d'un même milieu ; et ce principe, une fois constaté, ne laisse pas d'aider la critique dans ses identifications. Le passage relatif à la petite Macée d'Orléans (Test. 12 10) en est un exemple topique.
— Jehan de Ruel. — Jehan est ici dissyllabe, comme le casse présente assez souvent : cf., au vers suivant 1568, l'exemple emprunté à Jean de Meun.
Jehan, bien sçavez proposer.
(Greban, Passion, v. 10718 ; de même v. 10756, etc., etc.)
— Rue!. Aujourd'hui encore la localité de Rueil s'écrit « Rueil »ou « Ruel » (Seine-ei-Oise) ; et, dans le vers de Villon : Rueil AC, VI ne se mouillait pas; (Ruel dans /et Ye 247).