‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 40 sur 269 · V. 141 5. — Me recoDiiuanda fort a Bourges · texte numérisé non relu

V. 141 5. — Me recoDiiuanda fort a Bourges

« Me desservit fort auprès de l'archevêque de Bourges. » Cette mention de l'archevêque de Bourges par la simple désignation de son siège, était d'un usage général, particulièrement dans le style judiciaire. Dans le procès intenté par l'Université de Paris, en 1453, contre le prévôt, on lit : « L'Huillier pour Tevesque de Paris dit comment on a oy la recitation du murtre de Mauregart. . . et d'autres excès commis en plusieurs autrez suppostz de l'Université dont l'Eglise est grandement injuriée... et eu desplait fort a Paris, et que la chose soit advenue de son temps... » Longnon, Œuvres complètes de F. Villoji (1892), p. XLV. — Cette dénonciation directe à la justice ecclésiastique, au lieu de la justice civile, vient ajouter un argument nouveau à l'hypothèse qu'il pourrait s'agir, en l'espèce, d'une affaire concernant la foi. On sait qu'à tort ou à raison, certainement à tort pour ce qui concerne Villon, les jongleurs, auxquels il se rattachait par plus d'un point, avaient la réputation de maie sentire de fide (cf. Etienne de Bourbon, Anecdotes (éd'n. Lecoy de la Marche), n° 169, p. 148-149 et n. ; et plus loin, la note relative au vers 1702 du Test., au mot hroulk). — En tout cas Villon, si ma conjecture est fondée, s'en tira mieux que ne fit au siècle suivant Clément Marot qui par trois fois, en 1 526, 1 5 32 et 1535, eut à répondre en justice du crime d'hérésie (cf. Du Cange s. v. chargia). — On trouvera un reçu autographe signé de François Perdrier « trésorier et receveur gênera! des duchié, terres et seigneuries d'Alençon », à la date du 28 octobre 1473, dans le fr. 28717, pièce 14. — François Perdrier mourut le 26 août 1487. Cf. Lebeuf-Cocheris, t. I, 201.

— a Bourges. Jean Cœur, archevêque de Bourges depuis 1447, mourut le 25 juin 1483. Jean Batereau auteur contemporain d'une chronique de Bourges et qui avait été recteur de son université (i^r juillet 1471), le qualifie de « vir doctus, scientificus, summus predicator et famosissinius » . Cf. les quatre pages manuscrites à la suite d'un exemplaire du l'asciculus temporum de W. Rolevinck (Bibl. nat. Rés.G. 658), publiées par Julien Havct dans le Cabinet historique (Paris, 1882), p. 450 et suiv.

CXXXI. — C'est alors que Villon, continuant la fiction, consulte le recueil de Taillevent, le célèbre queux du roi Charles \'l « ou chappitre de fricassure ». Mais il n'y trouve

rien de ce qu'il cherchait, quand il reçoit de Macaire un recipc, une recette qui fait l'objet de la ballade suivante.

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