‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 48 sur 269 · V. 1444. — En sa)ig qu'on voit es pallettes sechier · texte numérisé non relu

V. 1444. — En sa)ig qu'on voit es pallettes sechier

— palletles. — Les pallettes étaient de petites écuelles d'airain où les barbiers, qui étaient aussi chirurgiens, recueillaient le sang de ceux qu'ils avaient saignés. Cf. Lespinasse, Les métiers et les corporations de la ville de Paris (1897, in-4°), p. 622 ; Dr L. Le Pileur, Les maladies de Vénus dans l'œuvre de François Villon (Paris, 1910, in-8°), p. 5. — Dans les lettres de Charles VII par lesquelles il confirmait les privilèges des barbiers de Paris (Amboise, 19 mai 1438), il e-^t dit : « Arl. 10. — Item, que tous les barbiers de nostre dicte ville de Paris qui saigneront aucunes personnes devant disner, seront tenus oster ou faire oster le sang de cculx qui auront esté saignez, dedans une heure après midi ; et

se aucuns par nécessité se faisoient saignier après midi, ils seront tenus de oster le sang deux heures après ce qu'ils auront esté saignez, sur peine de cinq sols parisis d'amende pour chacune fois qu'ils y escherront, a appliquer comme dessus. » Ordonnances, x. XIII, p. 265-266. — Dans le XXI^ Arrest (V Amours de Martial d'Auvergne, on relève cette phrase : « Elle fîst cheoir une pallette plaine de sou sang qu'on avoit mvs sur ladicte fenestre pour essorer, ainsi qu'on a accoustumé.» (Sig. D. 7 vo, col. 2).

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