V. 1675. — Le perdit Colin de Cayeux
Tous les mss. et incunables donnent le perdit, leçon excellente qu'ont cru devoir corriger tous les éditeurs en la perdit (perdit la rose). — Le, bien entendu, ne représente pas rappeau; on peut d'ailleurs mettre le vers 1674 entre parenthèse et le considérer comme aparté. Le est un neutre, et est à rapprocher des vers 271, 272 du Testament :
Dit quelque parolle cuisante, S'elle n'ose, si le pense elle.
La locution « le perdre » employé déjà par Villon au vers 452 {Test.) :
Car au tancer il le perdrait
se retrouve, dans des conditions identiques, dans V Euvangille des Quenouilles où on lit ce passage : « ... mais que la guerre ne soit contre sa femme, car s'il la vouloit batre, il le perderoit. » Fr. 21 51, fol. 41 v.
— Cf. la note relative aux vers 271, 272 et 452 du Testament, où sont réunis des exemples (entre autres ce dernier) à l'appui de cette opinion.
— h perdre semble avoir été une locution indépendante de la phrase où elle figure, et qui correspondrait à « en être pour ses frais », « avoir beau faire », « être en vain », etc. — Sur Colin de Cayeux, cf. la Notict biographique, p. 18 et n. i.