‹ Œuvres. Édition préparéeChapitre 5 sur 43 · SUR CHOLI ERES VII · texte numérisé non relu

SUR CHOLI ERES VII

gneur de Cholières et le sieur Félicien Valentin entretenaient des relations de bon voisinage? Enfin, dans les Mélanges poétiques qui suivent /a Guerre des masies contre les femelles, le seigneur de Cholières consacre deux sonnets à faire l'éloge d'un domaine nommé l'Eian, où il avait passé les plus doux moments de son «neuf printemps », et dont il regrette toutes les liesses, dit-il,

Que là m'ont departy trois honnestes déesses.

Il nous faut pourtant renoncer à chercher et à découvrir la situation topographique de VEtan,

Le vignoble, le pré, les bois, les grands pasquiers, Les sausayes...

de cette maison champêtre, qui avait laissé tant de souvenirs heureux dans la mémoire du seigneur de Cholières : car la France comptait et compte encore par centaines les localités qui répondent à ce nom générique de l'Etan ou l'Etang. Le seigneur de Cholières avait donc pu changer de résidence durant le cours de sa vie; mais il déclare lui-même, dans la préface de la Forêt nuptiale, qu'il n'avait pas voyagé hors de son pays natal. Il se bornait à s'intéresser aux récits des voyageurs et à lire des relations de voyage dans les différentes parties du monde.

Tout est vague, tout est mystérieux, dans ce que nous pouvons savoir ou supposer à l'égard du seigneur de Cholières. Dans ses Mélanges poétiques, il chante ses amours, comme tous les poètes contemporains, et il nomme les trois honnestes déesses, qu'il aimait sans doute platoniquement, l'Œil d'Avis, Marine et Callirée. C'est l'Œil d'Avis qui semble avoir été l'objet préféré de toutes ses affections; mais nous n'avons pas levé le voile de

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