‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 161 sur 309 · Grébaut, Hymne à Animon , p. 201, note · texte numérisé non relu

Grébaut, Hymne à Animon , p. 201, note

Les couleurs du soleîl

lever, après qu’il a triomphé des ténèbres1 2 3. Il est dit de Hor-liut *, c’est-à-dire le disque ailé du soleil dans son cours de l’orient à l’occident b qu’il est un dieu grand, maître du ciel, rayonnant (?); sortant de l’horizon, « ... il lève sa tête » dans l’abîme céleste et remplit la terre d’une poussière » d’or4 ». La traduction « poussière d’or » rend le sens du texte, mais les caractères employés indiquent une conception encore bien plus élégante et poétique ; on peut la rendre par une paraphrase, « le disque du soleil est assimilé à un » crible, à travers lequel passent des atomes de poussière » d’or qui viennent tomber sur la terre », en d’autres termes, les rayons du soleil tombent sur la terre comme une pluie d’or. On trouve la même idée encore plus littéralement rendue ailleurs5 6. Il est dit : « Honneur à toi, dieu du matin! » Honneur à toi, Horus, qui glorifies Râ ; honneur à toi, » Hor-Hut, dieu grand, seigneur du ciel ! voici que tes » ravons sont en or 5 ». Dans le Livre des Morts, il est dit :

« J’arrive chaque jour portant la lumière et traversant les » ténèbres. J’arrive chaque jour à la porte Tahen dans » Tanen7 ».

On croit que la substance nommée tehen par les textes des anciens Egyptiens « était une pierre jaune, la topaze jaune

1. Grëbaut, Hgmne à Ananon, p. 185 et suiv., 200 et suiv., et Pierret, Vocab., p. 372 et suiv.

2. Le premier signe se lit bùh ; en démotique on trouve la forme lior Huit (d’après mes notes du cours de M. Pierret à l’École du Louvre).

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