M « à, dans », etc
6. Sam, la forme corporelle, le corps (Pierret, Vocab., p. 488).
7. Lepsius, Denknxdler, VI, 116, 117; Maspero, Histoire , p. 283.
d’après les anciens égyptiens
Analysons ce passage : Râ-Hor-khu-ti. Rà est le « nom » du soleil adoré dans toute l’Égypte et considéré comme » la manifestation la plus éclatante de la divinité». Horkhu-ti ou Hor-m-khou-ti veut dire l’Horus des deux horizons ; c’est « la personnification de la course du soleil » diurne... de l’horizon oriental du ciel à l’horizon occiden- » tal1 2 ». Nous venons de voir que Hor-khu-ti, le soleil à l’horizon, est un beau disque de mafek ; or, le minéral nommé dans les textes égyptiens « mafek était vert ». Un « morceau » de cette substance avec l’inscription mafek est peint dans » les tombeaux de Thèbes mentionnés si souvent. Cham- » pollion, dans ses Notices (t. I, p. 509), dit expressément : » grande corbeille pleine d’une masse verte ». Non seulement « le mafek est représenté en morceaux peints en » vert », mais on trouve des expressions, dans les textes, qui font allusion à cette couleur. Il est dit : « le ciel est en fête » (brillant), la terre est réjouie (verdissante) », litt. : « (la) » terre à l’état de mafek 2 », ou bien encore : « leurs herbes » sont vertes plus que le mafek3 ». De pareilles indications ne laissent pas de doute : la mafek était de couleur verte. Le mot égyptien « mafek » désignait diverses pierres de couleur verte : « smaragdus, malachites, chrysocolla, éme- » raude, béryl, malachite, acétate de cuivre, émail vert et » les couleurs qu’on en prépare». « Le mafek ordinaire, » c’est-à-dire la malachite, avec le vert de cuivre et les » verres dans la préparation desquels elle entrait, s’ap- » pellent aussi émeraude, mais émeraude fausse. Il en suit » que le mafek en ma , le vrai mafek, était la vraie éme- » raude 4 . »
Parmi les minéraux qu’on désignait par le nom de mafek, celui qui ressemble le plus au soleil, apparaissant ou