‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 17 sur 309 · Voir p. 1-13 du présent volume · texte numérisé non relu

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2. La publication par M. Mariette des listes de Karnak fut vérifiée et corrigée d’abord par M. Golénischeff ; voir Zeitschrift für àgi/ptische Sprachc, 1882, p. 145 et suiv. M. Maspero vient de les revérifier, voir Recueil de Travaux, vol. VII, p. 94 et suiv. Tous les deux ont trouvé que les nos 102 et 78 sont réellement sur le monument tels que nous les avons étudiés d’après M. Mariette.

3. « Liste der Gebiete von Oberrutenu, welche seine Maj. bei dem » elenden Megiddo bezwang und deren Kinder er als Gefangene nach » Theben führte. » Quelques lignes plus loin, il est dit que « la liste » contient 119 (plus exactement 118) noms de localités » — « die Liste » enthâlt 119 [richtiger 118] Ortsnamen ».

UNE QUESTION DE PRIORITÉ

pas dire grand’ chose d’abord, et en outre : 1° 1 : sehui ne veut pas dire liste, mais réunion. C’est le copte coov^ « congregare » ; 2° ^ t'ethu ne veut pas dire vaincre ,

mais enfermer, emprisonner' . Par exemple, dans le papyrus Abbott1 2, où il est question des voleurs qui ont violé les tombeaux, il est dit que « les magistrats-contrôleurs

» s’en emparèrent, les mirent en détention (en prison |

]) a £? t'ethu), les firent juger, » etc. Dans les Requêtes

démotiques du Sérapéum on trouve souvent ce mot t'oth à propos des emprisonnements faits par l’ordre de l’autorité. Le décret démotique de Rosette nous dit3 4 : « Les hommes » qui étaient emprisonnés ( t'oteh ) » ; T0V2 EN TAIZ

0VÀAKAII AnHrMENOVI, dit le texte grec, et du reste, c’est le copte « claudere » h II est impossible de traduire que le roi avait renfermé des territoires dans la ville de Magiddo; on est forcé d’accepter la traduction peuple, sens, du reste, qui a très souvent le mot test. Alors nous maintiendrons la traduction de : « Réunion des peuples du Ru- » ten supérieur qu’enferma Sa Majesté dans la ville de » Magiddo la vile : Sa Majesté amena leurs enfants en » captifs vivants à la forteresse Suhan à Thèbes », etc., car au point de vue linguistique elle est correcte, et, de plus, en parfait accord avec le grand récit de la guerre où il nous est dit que, après la déroute des peuples alliés contre le roi Thoutmès III, a ils coururent pêle-mêle [vers] Magiddi, » saisis de peur; ils abandonnèrent leurs chevaux, leurs » chars d’or et d’argent 5 ».

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