Tcmc-t « couper, trancher », Pierret, Vocabul. , p
LA FILLE DE PHARAON
)) mon nom sur (de) cette stèle, Dieu le traitera' pareille- » ment1 2 ». Ainsi, l’Égyptien rappelle à ceux qui seraient tentés d’y porter des mains profanes, que son monument est sous la protection de Dieu, et que si quelqu’un l’usurpait, Dieu ferait venir dans le tombeau du profanateur, peut-être longtemps après sa mort, des gens qui détruiraient, martèleraient son image, peut-être plus exactement, son portrait gravé sur le couvercle de son sarcophage3.
Voilà qui est parfaitement équitable selon les croyances de ces temps-là. On usurpait un monument, on martelait un nom, mais Dieu veille, le profanateur sera terriblement puni; on le traitera de même, et pis encore qu’il n’avait traité un autre. — Après sa mort, on viendra dans son tombeau et on martèlera son portrait, qui s’y trouve gravé sur le couvercle de son sarcophage.
Pour bien se rendre compte de ces idées, et faire ressortir combien aurait été grand le crime de l’usurpation d’un sarcophage, il faudrait encore jeter un coup d’œil sur certaines croyances religieuses.
Chez les anciens Égyptiens, l’homme était censé avoir « un corps, puis un double (ka). Le double était comme un