Litt . : « fera
2. Cf. Mémoires de la mission française du Caire, t. I, p. 376 et 378 (cf. la malédiction asst/r. et phén., Rcc. de Trac., t. XII, p. 3); cf. Chabas, Recherches, XIXe dtjn., p. 133 (cf. p. 114 et 127). Cf. au Musée de Ghizeh, 1299 bis, 1300 bis (couvercles pour la même personne). — Cf. Exode , xxi, 23 et suivantes. Cf. Lècit., xxiv, 17 et suiv.; Dent., xix, 21. ; Mcctt., v, 38.
3. Le mot Khent (voy. Mèin. de ITnst. ègrjpt ., t. I, p. 734) est déterminé par un signe qui est, peut-être, la momie, mais nous croyons que c’est un sarcophage en forme de momie, à l’image de la personne, et c’est dans ce sens que je l'interprète dans l’inscription. Voy. ciaprès, p. 21, n. 3 [; cf. p. 307, n. 3, du présent volume]. Le signe en question sert de déterminatif aux mots signifiant « figure, image, type; rassembler, unir; usage, momie, sépulture » (Brugsch, Gram.t p. 133).
LA FILLE DE PHARAON
)) second exemplaire du corps en une matière moins dense » que la matière corporelle... le reproduisant trait pour » trait » ; puis il y avait « une substance que Ton considé- » rait comme étant l’essence de la nature humaine... (Bi, » Bai) ou bien une parcelle de flamme ou de lumière qu’on )) nomma Khou, la lumineuse ». Après la mort du corps, ces éléments continuaient leur existence ; « mais, pour vivre » dans l’autre monde, le double avait besoin d’un corps. » Le corps qui lui avait servi de support pendant l’exis- » tcnce terrestre, lui servait de support principal, et c’est » pour cela sans doute qu’on essayait d’en retarder la des- » traction par les pratiques de l’embaumement. Mais la mo- » mie défigurée ne rappelait plus que de loin la forme du » vivant. Elle était, d’ailleurs, unique et facile à détruire. » Elle disparue, que serait devenu le double ? On donnait » pour suppléants au corps cle chair des corps de pierre ou » de bois, reproduisant exactement les traits du défunt, des » statues » ; mais, « pour que le double pût s’adapter à son » corps de pierre », il fallait que la statue reproduisît, jusque dans ses moindres détails, exactement le corps de chair qu’avait eu la personne lorsqu’elle vivait sur la terre et, par suite, répondît à son double1.
Mais le vrai support du double, c’est-à-dire l’élément vital qui continuait son existence après la mort du corps, était la momie, et les anciens Egyptiens cherchaient à lui conserver l’apparence, la physionomie du défunt. O11 essayait de
1. Maspero, Histoire , p. 36, 55 et s.; Le Licre des Morts dans la Reçue de L’Histoire des Religions , 1885 (extrait), p. 5, 13, etc., etc. Voyez les articles à ce sujet clans la Bibliothèque ègyptologique. Sous l’ancien empire, « la statuaire reproduit le corps humain avec largeur et vérité », — « l’école de la XVIIe perfectionna la sculpture des têtes, les profils sont d’une grande pureté, et les lèvres, mieux dessinées, souriaient gracieusement ; mais les membres, trop arrondis, ont habituellement perdu leur vigueur... » (Pierret, Dict. d’Arch p. 67 et 498). Quant au travail de sculpture, voy. Virey, Catalogue du Musée de Gliiseh, p. 140 et suivantes.
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rendre le visage semblable à celui que la personne avait eu pendant sa vie et par suite qu’avait son double ; c’est à cause de cela qu’on mettait sur le visage de la momie un masque.
« On a cherché de tout temps... à donner à ces masques la ressemblance du défunt1 », mais l’ensemble était bien fragile ; pour le rendre plus durable, on combinait en quelque sorte la momie, le masque et la statue2, on faisait un sarcophage en forme de momie 3 4 , la partie supérieure du couvercle étant sculptée à la ressemblance du visage du défunt 1 ; ou bien la cuve était plus droite et sur le couvercle le portrait du défunt était gravé. Ce sarcophage, cuve et couvercle, pouvait remplacer la momie, le masque et la statue, et servir, lui seul, comme support au double, à l’âme de la personne qu’il représentait et dont la momie se trouvait dans le sarcophage. Peu importait, alors, si la momie tombait en poussière : sa dernière enveloppe, c’est-à-dire le sarcophage, gardait fidèlement sa forme et servait de support au double, à l’âme de la personne chez les mânes.
Ces idées étaient entrées à un tel point dans les mœurs et la langue des anciens Égyptiens que l’un des noms du sarcophage était « coffre de la vie », et le couvercle qui était sculpté, représentant le visage du défunt, était nommé « maî-
1. Pierret, Dict. d’Arch., p. 325 : « Des portraits peints remplacèrent les masques à l’époque romaine. »